Textes cours G. Michel

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Message  Sonia le Lun 22 Mar - 19:20

Je n'ai pas pu récupérer le texte de Freud (je crois que c'est "traitement de l'âme"), est-ce que quelqu'un aurait le temps de le scanner et de me l'envoyer?
(je précise que je suis en double cursus ce qui fait que je ne connais personne en L2: donc personne à qui demander pour aller faire une photocopie, d'où ma demande...)
Je vous laisse mon adresse mail: tyriaS87 (arobas) hotmail (point) fr
Merci d'avance Wink

Et pour les personnes ayant déjà eu un TD: vous avez commencé par quel texte?

Sonia
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Re: Textes cours G. Michel

Message  carole le Lun 22 Mar - 20:54

tu aurais le 1er cours, s'il te plait?
merci d'avance!!! ;-)

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Cours 1 et 2

Message  Anita le Lun 22 Mar - 21:45

INTRODUCTION

...(il manque les premières phrases)

On parle de ce qui nous échappe, ce qui est en deçà de notre conscience. La cure est une technique, qui par voie de la remémoration va permettre au sujet de savoir ce qui a pu constituer en lui un choc traumatique (causé par un évènement dont les conséquences n’ont pas été élaborées psychiquement).

On doit s’investir dans ce travail sans but à la base. Si le sujet arrive avec un objectif bien précis, c’est voué à l’échec (dialogue d’association entre le thérapeute et le patient uniquement sinon on reste dans le conscient).

Le symptôme n’est pas indépendant de la vie du sujet. On va historiciser le symptôme pour le comprendre mais sans vouloir à tout pris le faire disparaitre : « Il faut faire suspension des représentations but ».

On ne devient pas psychanalyste comme on devient médecin ou psychologue, on le devient en s’allongeant sur le divan.

La psychanalyse est-elle une science ?
Pour certains, c’est une science mais non cumulative : on revient toujours au fondateur, avec des traductions nouvelles de l’œuvre de Freud. En général, la science est cumulative, elle se développe sur la base d’autres découvertes et ne revient pas à son fondateur.
Pour d’autres, c’est ce qui ne justifie pas le fait que la psychanalyse est une science. On ne réfute rien car on revient au postulat de départ. Les scientifiques n’écoutent pas le discours ou les connaissances issues des la psychanalyse.
Dans certains lieux, on va travailler sur une pathologie particulière en faisant intervenir des professionnels d’orientation différente.

Formation scientifique de Freud :
Freud est né le 6/5/1856 à Freiberg, puis il s’installe à Vienne à 3 ans (biographie de Jones). Il fait des études brillantes de médecine et trouve une orientation à sa recherche dans le laboratoire de BRÜCKE (très scientifique où seules les forces chimiques et physiques agissent dans la nature) sur le système nerveux. Cette conception énergétique va se retrouver dans son interprétation du fonctionnement psychique. Il travaille également sur les ovaires des anguilles (Première communication scientifique à 21 ans). Il pense qu’entre les espèces vivantes il y a une sorte de continuum. Il s’inscrit dans la théorie de Darwin. Il va abolir les frontières entres le normal et le patho. A partir de 26 ans, il doit faire le deuil de sa carrière universitaire pour la clinique. Il expérimente les vertus de la cocaïne et de la morphine sur les états psychotiques (« L’esquisse d’une psychologie scientifique » : faire entrer la psychologie dans le domaine des sciences naturelles). Il va chercher à comprendre la conscience et ensuite l’inconscient d’un point de vue physiologique : « La psychanalyse est à la psychiatrie, ce que l’histologie est à l’anatomie ». Il n’y a pas d’opposition mais on est à des niveaux différents, on est dans une logique de complémentarité. Freud adhère très vite à une pensée Darwinienne (psycho dynamique et développementale).

I- Freud et sa rencontre avec l’hystérie

A- Histoire de l’hystérie

Dans le langage courant, l’hystérie a une forte connotation sexuelle qui était déjà présente chez les plus anciens. Elle était rattachée symboliquement à l’organe féminin. C’est Hippocrate qui aura parlé de l’hystérie, qui vient de « utérus », qui est liée à des frustrations sexuelles  théorie sur les migrations de la matrice (déplacements de l’utérus dans le corps liés aux frustrations sexuelles  mouvements jusqu’au cerveau  modifications du comportement)
Gallien : va prolonger la conception d’Hippocrate. L’hystérie est liée à l’utérus mais celui-ci ne se déplace plus.
Moyen Age : l’hystérie n’est pas répertoriée comme pathologie, la cause est le démon ou le diable  le sort des hystériques (femmes) est le bucher.
Willis (XVIIème) souligne le rôle important du cerveau. C’est l’hystérique qui va essayer de duper le médecin et non le médecin qui ne comprend pas  attitude de rejet et à ne pas chercher à comprendre
Charcot (XIXème) : le 1er à faire entrer l’hystérie dans le domaine médical comme une maladie. Anatomopathologiste à la Salpêtrière. C’est un homme d’observation, de description  sorte de nosographie de l’hystérie. C’est aussi un homme de communication, il va décrire la symptomatologie et mettre en scène l’hystérie. Il pratique l’hypnose et provoque des crises. Freud fait un stage de plusieurs mois chez Charcot. Il sera un homme qui écoute et va entendre quelque chose au discours de l’hystérique.

B- Sémiologie de Charcot

Charcot décrit minutieusement les étapes de la crise hystérique :
- Les crises : excès aigus d’agitation, états spectaculaires (rares actuellement alors qu’elles étaient le princeps à cette époque pour pouvoir poser le diagnostic) Aujourd’hui on utilise de façon interchangeable l’histrionisme et hystérie.
- Les prodromes : signes avant coureurs d’une maladie (indices prodromiques), symptômes qui consistent notamment en des modifications du comportement (baisse de la productivité, fatigue, lassitude) et sur le plan thymique (humeur dysphorique = inverse de l’euphorie), troubles viscéraux comme la boule hystérique (sensation d’être encombré au niveau du bas ventre avec une sensation de dégout) des météorismes accompagnés de polyurie ou de pituites (= rejet de glaires). Au niveau moteur, on constate de petits tremblements, de petites secousses ( accès épileptoïdes). Il parle aussi de l’aura : la zone ovarienne est douloureuse (mais aussi les glandes mammaires…).
- Les phases :
1) épileptoïde : tonique avec des secousses musculaires généralisées ou seulement d’une partie du corps
2) clownisme : contorsion, grands mouvements. Il distingue les attitudes illogiques et au summum le fait que le corps décrit un effet d’arc de cercle (le corps est couché en pont avec comme seuls points d’appui les pieds et la tête) = opisthotonos. Il peut être inversé ou latéral… On a aussi une période de grands mouvements où la patiente se met à hurler avec une perte de conscience partielle, qui peut donner lieu à des hallucinations… La seule façon de l’arrêter était de comprimer l’ovaire.
3) Les attitudes passionnelles : sensation que les patients sont en proie à des rêves éveillés. La richesse varie selon l’histoire du patient (certains éléments historiques vont être traduits par ces postures) et selon la puissance de l’imagination du sujet
Ce sont des périodes très brèves. L’enchainement est rapide.
4) Le délire qui est souvent un délire de mémoire (sorte d’amnésie sélective). Il y a aussi délire de personnalité. Le patient est souvent très triste, rattaché à un thème religieux ou à un thème obscène.
Ce sont des crises qui se terminent par des sécrétions très intenses : salive, transpiration, mucus vaginal.

On ne retrouve pas ces descriptions aujourd’hui à part au niveau de crises syncopales.

Freud assiste à la manière dont Charcot décrivait l’hystérie

C- Ecole de Nancy

Stage en 1889 chez Bernheim qui utilisait l’hypnose pour toutes sortes de patients et qui a une conception plus psychologique de l’hystérie. Freud va se ranger progressivement à cette approche. Ils défendent l’origine affective et émotive de l’hystérie.
Un an plus tard, Freud écrit un livre « Traitement psychique, traitement d’âme » et développe le traitement par l’hypnose. Il décrit le rôle important de la parole, les mots deviennent un moyen thérapeutique pout modifier le comportement d’une personne.

D- Freud et l’hystérie (Anna O)

1) Présentation de la malade : à Vienne, c’est une patiente de son collègue plus âgé BREUER qui est intelligente, ingénieuse, fine dans ses qualités de jugement, qui investit beaucoup son imagination, qui a des dons poétiques, un théâtre imaginaire privé auquel elle porte de l’importance. Elle est très humaine, mais cyclothymique. Elle présente des symptômes hystériques mais aussi d’autres particuliers (mutisme, paralysie de certains membres, troubles de la vision…) qui sont psychogènes.

2) La technique thérapeutique : Chez Anna O, son état psychique s’améliore en fin d’après midi surtout dans un moment où elle est plongée dans un état d’autohypnose. Sous l’effet d’un mot inducteur, elle se met à raconter ses problèmes, sa journée… BREUER en fait sa technique habituelle. Il se rend compte que la symptomatologie disparait si elle a cet état un peu auto hypnotique (capacités de discernement altérées), elle peut se souvenir des circonstances précises qui expliqueraient son état, elle revit l’état émotionnel au moment de ces circonstances  vertus thérapeutiques de la parole. Anna O a désigné cette technique comme « talking cure ».

3) Retombées théoriques : le fait de se remémorer la scène permet une décharge de l’énergie émotionnelle (une décharge d’affect) qui était jusqu’alors maintenu dans une sorte d’oubli (ce qui a donc été refoulé)  définition de mécanismes adaptatifs. Cette purge des émotions est la méthode cathartique qui s’appuie sur l’abréaction (= décharge émotionnelle par laquelle le sujet se libère de l’affect attaché au souvenir de l’évènement traumatique ce qui lui permet de ne pas devenir pathogène, de ne pas provoquer un symptôme). L’abréaction peut être spontanée en fonction du contexte. La non-expression de l’émotion peut produire un symptôme. 2 notions sont très importantes : la représentation est une formation psychique qui comporte un contenu représentatif, comme le souvenir d’une scène vécue, une pensée représentée en image ; les affects sont les émotions, les sentiments, ce que l’on éprouve avec une dimension corporelle et l’affect est généralement lié à une représentation. Lorsque nous représentons, ça s’accompagne toujours d’un certain type d’affect. Quand l’affect est dépourvu de représentation, celui-ci est transformé systématiquement en angoisse qui sera à la recherche d’une représentation sur laquelle se fixer. Dans l’hystérie, l’affect est sans représentation  importance de se souvenir de l’évènement mais aussi de le revivre  on relie l’affect à l’évènement par la méthode cathartique.
Théorie du traumatisme : lien entre affect et représentation  il s’est passé quelque chose dans la vie. Freud démontre que l’hystérie a une cause, un évènement qui a été oublié. Le traumatisme est une expérience qui prend en défaut les capacités de représentation consciente du sujet. Les sujets sont dans un « tat de stupeur, de contemplation, dans l’incapacité de comprendre ce qui se passe  dissociation entre l’affect et la représentation. La méthode de Breuer va s’appuyer sur l’hypnose, cet état psychique va lui permettre de rétablir la connexion entre affect et représentation, relation de causalité entre l’élément déclencheur et l’hystérie. Freud dira « c’est de la réminiscence que souffre surtout l’hystérique », mais ce souvenir oublié reste actif sur les affects et les symptômes. Le but de la cure est de faire disparaitre le symptôme en faisant revivre l’évènement et lui donner un sens. L’oubli est au cœur du problème.
Cas de la cécité de l’hystérie de conversion : c’est l’oubli de la fonction (la personne a oublié qu’elle pouvait voir).
Autre ex : paralysie des membres inférieurs d’une patiente qui n’avait aucun problème fonctionnel, après automutilation au niveau de l’orteil droit qui a provoqué une douleur qui s’est propagée dans toute la jambe, puis dans l’autre jambe. Elle était persuadée qu’elle ne pouvait pas marcher  traitement en pédopsy.
Une émotion qui n’a pas pu s’exprimer à un certain moment, va s’exprimer dans un second temps sous la forme d’un symptôme. Il va y avoir une connexion symbolique entre l’émotion et le symptôme  symptômes à interpréter (le corps fonctionne comme un langage). Progressivement, Freud va montrer que le corps fonctionne comme un théâtre. Il admirait Champollion, et fait un lien avec les hiéroglyphes (les symptômes sont comme une écriture hiéroglyphique)  symbolisation. Ces symptômes fonctionnent comme des métaphores.
La psychanalyse nous apprend que le corps dit des choses par la maladie. On passe d’un discours sur l’hystérie à un discours de l’hystérie (l’interprétation n’est plus plaquée, on va s’intéresser à ce que le patient peut nous apprendre).

4) Fin du traitement : d’après la légende, au moment où Breuer pense que c’est terminé, Anna O va être profondément bouleversée, elle va entrer en crise où elle mime l’accouchement qu’elle aurait eu avec lui. Il va être choqué et va partir à Venise avec sa femme (naissance d’une petite fille)… Effectivement, elle a fait une crise, il est parti en vacances, il a eu une fille mais un an plus tôt. Cette jeune femme a guéri après un long séjour en maison de repos et est devenue assistante sociale.
En tous cas, quelque chose s’est passé entre eux : le transfert qui a eu un rôle fondamental dans le traitement et surtout à la fin.
Le transfert, ça désigne le processus par lequel les désirs inconscients, généralement infantiles, s’actualisent et se reportent sur le psychanalyste. Il s’agit d’une répétition d’un prototype infantile (sentiments éprouvés pour les proches) qui resurgissent dans la cure avec un sentiment d’actualité marqué (c’est comme si c’était hier). Anna O, en s’adressant à Breuer, s’adressait à son père.
Transfert positif : affection, admiration, jusqu’à de l’amour, mais avec quelque chose de discordant (pas en lien avec la réalité)
Transfert négatif : méfiance, esprit critique, jusqu’à de l’agressivité, de la haine. Peut être utile pour l’arrêt du traitement.
L’analyste doit jouer sur le transfert et doit l’utiliser dans son travail thérapeutique. Le transfert peut être moteur pour essayer d’aller mieux (il donne du pouvoir à l’analyste).
Pour Freud, la cure analytique, ça ressemble à une névrose de transfert : la pensée du patient va être travaillée par la pensée du thérapeute et vis et versa (il faut être très vigilent). La relation est transférentielle.
Au début, Freud est dans l’écoute mais ne voit pas le transfert.
Le contre transfert désigne les réactions inconscientes de l’analyste envers le patient, en écho du transfert du patient. D’où la nécessité d’être conscient des relations transférentielles et de pouvoir contrôler le contre transfert (par une analyse personnelle : qui permet de distinguer la réalité personnelle de la réalité objective), sinon l’analyse sera complètement caduque.

Au niveau de la technique, Freud pense que celle de Breuer est perfectible. Surtout avec Emie Von N. Elle va lui demander à Freud de ne rien dire, de ne pas la toucher. Elle sera à l’origine de la méthode des associations libres : vous allez me dire tout ce qui vous vient à l’esprit, sans critique, sans soucis de convenance. Cette méthode va permettre de se souvenir, de favoriser de mettre en lumière des aspects inconscients du fonctionnement psychique. Freud va préconiser une position allongée (travail sur le fantasme)  plus de contact visuel, le sujet est en contact de lui-même. Ce traitement devait être très régulier (jusqu’à plusieurs fois par jour). L’analyste ne doit pas intervenir sur le réalité du patient, il doit être neutre mais présent.

5) Les 4 sortes d’hystérie :

• Hystérie de rétention : elle se caractérise par le fait que les affects, notamment sous l’action de circonstances extérieures défavorables, n’ont pas pu s’exprimer. C’est à dire que le sujet ressent une émotion très vive mais il en peut l’exprimer à cause du contexte, il va la réprimer. L’affect ne trouve pas à s’exprimer et ne peut donc pas s’abréagir (c’est le contexte qui rend l’abréaction impossible).
• Hystérie hypnoïde : elle est provoquée par le fait que le sujet se trouve en état d’autohypnose au moment où l’affect intense se manifeste. Ce n’est pas le contexte mais l’état hypnoïde qui ne permet pas l’abréaction. Freud la met un peu de côté.
• Hystérie traumatique : les symptômes somatiques surviennent après un temps de latence consécutif à un traumatisme physique. Ce sont des traumas physiques qui vont toucher l’intégrité physique de l’individu (il risque de mourir). Elle va se développer suite à la névrose de guerre.
• Hystérie de défense (très importante historiquement) : l’activité de défense, contre des représentations susceptibles de provoquer des affects déplaisants, sera centrale. Progressivement, Freud va l’introduire comme permettant de souligner l’importance du mécanisme défensif dans l’appareil psychique  importance de la défense par rapport à l’état hypnoïde (cher à Breuer)

6) Notion d’après coup :

Situation clinique (cas d’Emma) : cas d’une phobie, elle est dans l’incapacité de rentrer dans un magasin seule. Elle va raconter à Freud qu’à 13 ans, elle est rentrée dans une boutique, et elle rencontre 2 vendeurs qui rient d’elle. Elle se souvient très bien de l’un d’eux et qu’elle est sortie un peu paniquée. Ce vendeur avait éveillé un certain désir chez elle  T1
Par la méthode des associations libres, Freud va essayer de comprendre.
T2 : scène de l’épicier qui remonte à ses 8 ans. Elle va chez un épicier, et elle rapporte que cet épicier porte sa ou ses mains sur elle, sur ses parties génitales à travers ses vêtements (contexte de rires). Elle va y retourner plusieurs fois.
Lien symbolique entre T1 et T2  T1 devient une scène traumatique = clé du fonctionnement phobique. T1 va réveiller une scène traumatique (T2) et devenir traumatique à son tour. La grosse différence est l’âge. A 13 ans, elle est pubère, elle peut comprendre les intentions de ces vendeurs. A 8 ans elle ne comprenait pas. A 13 ans elle comprend ce qui s’est passé à 8 ans.
La notion d’après coup montre qu’une scène apparait traumatique non par sa nature mais parce qu’elle vient réactiver une scène plus ancienne  temporalité fondamentale du traumatisme psychique qui s’effectue en 2 temps : Temps second (T1) vient donner sens, force à un évènement survenu auparavant sans provoquer d’effet psychique notable.
C’est la réalité événementielle qui est la plus importante à cette époque. L’origine de l’hystérie est liée au sexuel et ce lien, c’est la théorie de la séduction, la neurotica (toutes les hystériques ont été séduites par un homme plus âgé, le père souvent). C’est une théorie très déterministe, étiologique de l’hystérie.

7) La théorie du fantasme :

Progressivement, Freud va s’écarter de la Neurotica en s’appuyant sur le suivi de ses patients. Il découvre que le récit des hystériques est toujours structuré de la même façon, elles rapportent toujours les mêmes scènes. Il se préoccupe de la véracité des faits. Il constate que la vérité historique a été remaniée, que ce sont des fantasmes : évènements qui n’ont pas eu lieu mais sont décrits dans la période œdipienne. Ce sont des scenarii qui permettent aux filles de satisfaire leur désir amoureux envers le père tout en les dissimulant (elles ne sont pas responsables, c’est le père). Ce sont les fantasmes qui vont les faire souffrir. Ces fantasmes, c’est leur vérité à elles (elles y croient).
Théorie de la séduction  théorie du fantasme
Freud va privilégier la réalité fantasmatique à la réalité événementielle.
Fantasme = scénario imaginaire qui a pour fonction de réaliser les désirs du sujet tout en les dissimulant. Les fantasmes rendent compte de l’expression du désir mais aussi des interdits.
Ce qui va être pathogène, c’est cette réalité psychique.
Lacan « Le passé n’est pas l’histoire. Ce n’est pas le passé qui cause la névrose, c’est le fantasme. Ce n’est pas la réalité historique mais la réalité psychique ».
L’analyste va traquer les traces psychiques et non les traces historiques.

Anita
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Re: Textes cours G. Michel

Message  Sonia le Lun 22 Mar - 21:47

Bien sûr, tu peux mettre ton adresse mail que je t'envois tout ce que j'ai? (avec le blocage de l'an dernier on avait eu qu'un seul cours en "live", il avait mis la suite sur apprentoile, je vais t'envoyer le cours complet, je n'ai pas regardé le plan de cette année en détail, mais les grands titres de chapitres sont les mêmes)
(envois moi ton adresse par MP si tu ne veux pas la mettre ici)

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Re: Textes cours G. Michel

Message  lepetitfafalou le Jeu 25 Mar - 17:58

Voila mon cours (juste le 1), histoire d'en rajouter...

Psychopathologie Freudienne
Introduction générale

On ne peut faire l’économie sur l’analyse sans s’intéresser à l’auteur. Nous allons nous intéresser à sa formation et à son approche. Nous ferons un point sur ses topiques. Lorsque Freud a entamé une série de conférences aux USA, il amène une compréhension subversive faisant voler en éclats des analyses existantes. Sa topique remet en question la responsabilité de l’être humain. Quand on parle de psychanalyse, on évoque quelque chose qui nous échappe, l’inconscient. Parler de l’inconscient, c’est parler des moyens que nous avons de mettre à jour cet inconscient. On parlera aussi de la cure psychanalytique : technique qui, par la voie de la remémoration, permet au sujet de savoir ce qui a pu constituer chez lui un choc traumatique dont les conséquences n’ont pas été élaborées psychiquement.
A la différence des autres techniques, en psychanalyse, on va devoir s’investir dans ce travail, sans rien à la base. Si le sujet arrive avec des buts bien précis, on échouera. On établit un dialogue d’association. L’idée de contrat, d’objectif, est rejetée (à l’inverse des TCC par exemple). Le symptôme n’est pas indépendant de la vie du sujet. On va historiciser le symptôme et essayer de comprendre comment il s’est construit, et quelles en ont été les conséquences. C’est par le biais de cette compréhension qu’on essaiera de le supprimer. Il faut faire suspension des représentations « buts ». On ne devient pas psychanalyste comme on devient psychologue ou médecin, on le devient en s’allongeant sur le divan.
La psychanalyse est-elle une science ? Pour certains, c’est une science non cumulative qui, paradoxalement aux autres sciences, revient toujours au fondateur, avec juste des traductions nouvelles de l’œuvre de Freud. Une science est en général cumulative et évolutive. Pour d’autres, c’est justement ce fait qui justifie que ce n’est pas une science, c’est un modèle où on ne réfute rien (puisqu’on revient sans arrêt au postulat de départ). On est dans des approches qui s’opposent.
Freud est né le 6 mai 1856 à Friberg, et va s’installer, à 3 ans, avec sa famille à Vienne. A lire : « La vie et l’œuvre de Sigmund Freud ». il entame des études brillantes de médecine et travaille pour Ernest BRÜKE dans son laboratoire scientifique, où seules les forces chimiques et physiques agissent dans la nature (conception très énergétique) au sein du système nerveux. Il y reste de 1876 à 1882 et cette conception énergétique se retrouve dans son fonctionnement psychique. Il travaille ensuite dans un laboratoire sur les ovaires des anguilles. A 21 ans, il publie sa première communication scientifique. Il va progressivement travailler sur le fait d’un continuum entre les animaux dits supérieurs et les inférieurs. Il s’oppose à la franche limite entre les deux, il s’inscrit donc dans la théorie évolutionniste de DARWIN. Il va vouloir abolir les frontières entre le normal et le pathos. A 26 ans, il doit exercer. Il étudie les effets des psychotropes sur les états psychotiques.
L’article « L’esquisse » fait rentrer la psychologie dans le domaine des sciences naturelles. Il cherche à comprendre la vie psychique d’un point de vue psychologique. Plus tard Freud dira, en comparant la psychanalyse et la psychiatrie : « la psychanalyse est à la psychiatrie ce que l’histologie est à l’anatomie ». On a une différence de niveau. Ainsi les deux ne s’opposent pas, il y a un niveau organique et cellulaire, on est dans une logique complémentaire. Freud pense et rédige comme un scientifique, il est très rigoureux.

Chapitre 1 : Freud et sa rencontre avec l’hystérie

Quand on parle de la naissance de la psychanalyse, on parle de l’hystérie.
A. Histoire de l’hystérie

Historiquement, l’hystérie a une forte connotation sexuelle, qui était déjà présente chez les plus anciens parce qu’elle était rattachée symboliquement à l’organe génital féminin. Hippocrate parle le premier et la définit. Pour lui, l’hystérie est liée à des frustrations sexuelles donnant des manifestations cliniques repérables développées dans ses théories. Il y aurait des déplacements de l’utérus.
Galien est plus localisationniste. Il prolonge la conception d’Hippocrate. L’hystérie est liée à l’utérus mais celui-ci ne se déplace plus.
Au Moyen-âge, la cause est le démon, donc les hystériques vont au bûcher.
WILLIS a pour rôle notable de souligner le cerveau comme cause. L’hystérique va essayer de duper tout le monde, y compris le médecin.
CHARCOT, au 19ème, est le premier à faire entrer l’hystérie dans le domaine médical. Il est directeur du service d’anatomopathologie à la Salpêtrière. Il identifie les signes cliniques de la maladie. L’homme d’observation et de description fait une sorte de nosographie de l’hystérie. Il va mettre en scène l’hystérie. En pratiquant l’hypnose, il montre que ce n’est pas que physiologique et que les crises peuvent être provoquées en séance publique. Freud assiste à ces séances. Si Charcot observe, Freud écoute, il s’intéresse au discours de l’hystérie.
B. Séméiologie de CHARCOT

Charcot va décrire minutieusement les étapes de l’hystérie :
1. Les crises : accès aigus d’agitation, ce sont des états spectaculaires. De nos jours, ça reste des manifestations rares, on parle toujours d’hystérie mais plus de caractère hystérique, on parle de caractère histrionique (en faire trop).
2. Avant les crises, on a des prodromes : signes avant-coureurs d’une maladie. Ils consistent en des modifications du comportement (productivité, fatigue, lassitude), des modifications sur le plan thymique (humeur dysphorique, à l’inverse de l’euphorie), des troubles viscéraux comme la boule hystérique (sensation d’être encombré, nausée, dégoût), accompagné souvent de météorismes (flatulences) et de polyurie, ainsi que de pituites (rejet de glaires). Au niveau moteur, on constate des petits tremblements pouvant donner lieu à des accès épileptoïdes. Charcot évoque aussi l’aura hystérique, la zone ovarienne devenant douloureuse (ainsi que les glandes mammaires).
Charcot décrit des phases :
1. Epileptoïdes : phase tonique avec des secousses généralisées ou seulement localisées.
2. Clownisme : phase de contorsions, de grands mouvements. Charcot constate des attitudes illogiques. Le corps va décrire un effet d’arc de cercle. Sur le lit, le corps est couché en pont, avec comme seuls points d’appui la tête et les pieds, le reste étant rigide  OPISTHOTONOS. Cette perte de conscience peut être partielle, accompagnée d’hallucination, la seule façon d’arrêter ça pour Charcot, c’est de comprimer les ovaires.
3. Attitudes passionnelles : théâtralisme, sensation que les patients sont en proie à des hallucinations (rêves éveillés). La richesse de ces scènes varie selon deux choses : l’histoire du patient et la puissance de l’imagination. Ces trois phases sont très brèves.
4. Délire : souvent un délire de « mémoire » qui va porter sur des éléments de la vie du patient (~amnésie sélective). Le patient est triste, souvent rattaché à un thème étrange (religieux, obscène …)
Toutes ces crises se terminent par des sécrétions très intenses : mucus et sécrétions vaginales +++. Ces descriptions ne se recoupent pas avec celles d’aujourd’hui.
C. L’école de Nancy.

Freud effectue un stage à Nancy en 1889 chez BERNHEIN, qui lui aussi utilise l’hypnose, mais pour toute sorte de patients et non que pour l’hystérie comme chez Charcot.
La conception de l’école est plus philosophique. Freud va se ranger dans cette approche. Un an plus tard, Freud écrit un livre « Traitement psychique, traitement d’âme », en décrivant le traitement par l’hypnose et développe l’idée que les mots, la parole, vont influencer le comportement de la personne, que c’est un moyen thérapeutique pour induire une modification psychique.

D. Freud et l’hystérie (Anna O.)

Présentation de la maladie
A Vienne, Anna O. est une patiente de BREUER, collègue de Freud. Breuer parle de Bertha PAPENHEIM, plus connue sous le nom d’Anna O. à Freud. Agée de 21 ans, la jeune femme est intelligente, ingénieuse, investit beaucoup d’imagination, a des dons poétiques, un théâtre privé imaginaire, elle est d’une grande bonté, très humaine et cyclothymique. Elle présente des symptômes de type hystérique comme le mutisme sélectif, la paralysie de certains membres, qui sont PSYCHOGENES. Elle a des manifestations somatique touchant la parole, la voix, les membres…
La technique thérapeutique
Breuer va repérer chez Anna O un état psychique qui va s’améliorer en fin d’après-midi dans un moment où elle est plongée dans un état hypnoïde, dans lequel elle s’est plongée elle-même. Sous l’effet d’un mot inducteur, elle parle de ses soucis, de sa journée etc. Breuer met cette technique en place sur plusieurs mois. Il constate que cette symptomatologie diminue à condition qu’il y ait chez elle :
1. Cet état hypnotique (capacités de discernement altérées)
2. Qu’elle puisse se souvenir des circonstances précises qui ont occasionné le symptôme
3. Qu’elle revive l’état émotionnel dans lequel elle était plongée au moment de l’évènement.
Breuer remarque à quel point la parole a des vertus thérapeutiques, comment elle va influer sur une personne. Anna O a elle-même désigné cette technique comme la « TALKING CURE ».
Les retombées théoriques
Le fait de se remémorer la scène permet une décharge d’affects qui était jusqu’alors maintenue dans une sorte d’oubli. Si c’était oublié, c’était refoulé, ce qui va permettre à Freud et Breuer de décrire les mécanismes de défense. La méthode est dite cathartique, sorte de purge des émotions et s’appuie sur l’AB-REACTION : décharge émotionnelle par laquelle le sujet se libère de l’affect attaché au souvenir de l’évènement traumatique, ce qui lui permet de ne pas devenir pathogène, c’est-à-dire de ne pas provoquer un symptôme en trouble à venir. Les notions de représentation et d’affects sont importantes.
Représentation : formation psychique qui comporte un contenu représentatif (ex : souvenir d’une scène déjà vécue)  pensée représentée en image, représentation visuelle des choses.
Affect : émotions, sentiments, ce qui est éprouvé, ressenti avec une dimension corporelle d’affect et généralement lié à une représentation. On est angoissé à l’idée d’une représentation. Lien étroit entre les deux. Lorsque l’affect est dépourvu de représentation, celui-ci est systématiquement transformé en angoisse. Cette angoisse sera la recherche d’une représentation sur laquelle elle va se fixer. Cette angoisse est sans représentation d’où l’importance de revivre l’évènement pour lier l’affect à la représentation, c’est ce qui fait la méthode cathartique.

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Re: Textes cours G. Michel

Message  carole le Jeu 25 Mar - 18:04

merci pour votre aide!!! à vous 3, j'ai un cours ultra complet maintenant!!!
à charge de revanche!!! Wink

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Re: Textes cours G. Michel

Message  Sonia le Dim 28 Mar - 14:52

Vous croyez que les textes sont dispos chez l'aparitrice?

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Re: Textes cours G. Michel

Message  carole le Dim 28 Mar - 18:13

surement, et peut être même chez Sylvie Brullé!

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Re: Textes cours G. Michel

Message  Sonia le Dim 28 Mar - 18:14

ok, j'irai voir ça demain! ^^
(vous avez commencé par quel texte?)

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Re: Textes cours G. Michel

Message  Adeline le Dim 28 Mar - 20:09

Nous on a commencé par Traitement psychique (traitement d'âme).

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Help 3 cour de Michel

Message  Nastasinha le Jeu 1 Avr - 12:32

quel qun pourrais me passe les 3 cour de Mr michelle ??? please
merci d'avance

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Re: Textes cours G. Michel

Message  lepetitfafalou le Ven 2 Avr - 11:53

Voici le troisième cours de M. Michel : si quelqu'un a le deuxième je suis preneuse!


E. Les deux grandes formes de l’hystérie

L’hystérie est une pathologie qui s’inscrit dans le registre névrotique.
Il existe deux formes princeps :
HYSTERIE DE CONVERSION : hystérie où les symptômes vont se situer au niveau du corps  symptomatologie somatique (convulsions, paralysie etc…) ici l’angoisse, la charge affective s’exprime sous la forme corporelle. Ex : Anna O, Dora.
HYSTERIE D’ANGOISSE : se caractérise par une très vive angoisse qui sera fixée de façon plus ou moins stable sur un objet intérieur ( Névrose phobique)
Similitudes et différences des mécanismes psychiques : dans les deux cas, le refoulement va séparer l’affect de la représentation. Lors d’un choc traumatique, il y aura une séparation entre l’évènement, la représentation que le sujet va s’en faire et le vécu psychique. Le sujet ne va plus se souvenir pourquoi il est angoissé. Dans l’hystérie de conversion, l’affect, qui se trouve détaché de la représentation par l’activité du refoulement sera converti par innervation somatique (transformation sous forme d’un symptôme corporel à traduire car il pourra être l’expression d’un évènement passé). Dans l’hystérie d’angoisse, celle-ci devenue libre sera à la recherche d’une représentation (une situation, une personne, un animal etc.) qui sera investie affectivement et deviendra un objet phobogène (ex : Emma).
Ex : le cas Hans  il ne veut pas sortir car a peur de rencontrer un cheval et que celui-ci le morde. Il est le fils d’un collègue de Freud. Hans présente cette pathologie de l’ordre de l’agoraphobie à un moment où il est en plein Œdipe  mécanisme de projection, de déplacement du conflit entre Hans et son père sur l’extérieur et sur un animal représentatif pour lui de l’autorité paternelle. Hans gère ainsi l’agressivité qu’il ressent envers son père et lui permet de continuer à l’aimer, à l’idéaliser.
En conclusion, dans les deux cas, il y a un mécanisme de refoulement. La grande différence, c’est l’affect qui se convertit en symptôme ou se déplace sur une autre représentation qui devient objet phobogène.
La rencontre avec l’hystérie permet :
- Causalité psychique qui s’appuie sur des aspects propres de l’inconscient (caractère intemporel, déplacement …)
- Implication du refoulement des résistances.
- Sens au symptôme
- Découverte de la sexualité infantile.

Chapitre 2 : Le rêve en psychanalyse

L’importance de l’imagerie
Spontanément, quand on pense au rêve, on pense à l’imaginaire. Freud va valoriser l’imaginaire au niveau psychique : ce qui se trouve du côté de l’imaginaire est du côté du sujet (du vrai). C’était novateur et subversif car cela prend à rebours ce qu’on pensait sur le modèle très rationnel du fonctionnement classique.

L’imaginaire prend en retour le fonctionnement classique de la pensée.
Pascal : Image péjorative de l’imaginaire, pernicieux car nous trouble, mais ce n’est pas la réalité  fascine mais il faut s’en méfier.
Descartes : méprise l’imaginaire, il valorise la raison.
Kant : souligne les aspects positifs, il va même lui accorder une place prépondérante et positive. C’est la faculté la plus originaire, dans laquelle vont s’ancrer toutes les autres. Freud va s’inscrire dans cette approche et estime que le rêve est une production psychique de l’imaginaire. L’imagination est la source du rêve qui montre souvent des choses qui dérangent.

Les hypothèses générales freudiennes
Freud estime qu’il y a une notion d’apparence (de plan) et une notion d’arrière plan. L’objectif de Freud est de comprendre ce qui est caché derrière ces apparences. Il dit que c’est quelque chose de l’ordre du conflit, inconscient, qui exprime de façon incompréhensible, qui concerne le vrai, le côté intime de l’individu  interprétation : on va devoir traduire le rêve selon une rationalité qui nous échappe.
Ex : le rêve de la monographie botanique dans « L’interprétation des rêves ».  Description du rêve : « j’ai écrit la monographie d’une certaine plante, le livre est devant moi. Je tourne les pages avec dessus chaque spécimen …. » Il utilise la méthode des associations libres. Il se souvient de ses travaux sur la cocaïne. Il se rappelle d’une patiente nommée Flora. Il se souvient d’un travail à l’université sur la constitution d’une collection de plantes (pour lequel il a été accusé à tort de l’avoir mal fait). Il se remémore d’un herbier qu’il a fait avec son père. Il montre que ce qui nous vient à l’esprit ne se fait pas par hasard. Il y a des liens qui se tissent entre les éléments amenés par Freud. Les représentations sont l’expression d’un désir.
L’analyse va être un décryptage de l’activité psychique. Freud va constituer des plans et différencier ce qui est de l’ordre du contenu manifeste (les apparences, mots, visages, représentations picturales, très primitive) et du contenu latent (au-delà des apparences, ce qui va exprimer l’inconscient). Tout le travail du psychanalyste sera de mettre à jour ce sens caché. On doit retrouver dans ce contenu latent une sorte de conflit entre désir et latent. Ce travail est difficile. « L’interprétation totale d’un rêve coïncide avec le parachèvement de l’analyse » selon Freud.

Le travail d’interprétation d’un rêve
Interpréter, c’est indiquer le sens du rêve. C’est un déchiffrage qui signifie la traduction d’un objet. Plus le rêve paraît étrange, absurde, irrationnel, plus le travail d’interprétation du rêve sera difficile. On va considérer le rêve comme un conglomérat de faits psychiques.
Associations libres : on va inviter l’ancien rêveur à associer son rêve. Ce travail peut être fait sur le rêve entier mais aussi sur des détails. Pour Freud, il faut aller du plus périphérique des impressions (les représentations les plus accessibles, les plus superficielles, les moins chargées d’affect et de résistance) et s’approcher progressivement vers des couches plus profondes du psychisme.
Le vagabondage de l’esprit va amener la reconstruction du rêve en le racontant. Au niveau de cette interprétation, il insiste sur le fait qu’il n’y a pas une sorte de traduction mécanique de terme à terme, le travail étant centré sur le sujet, sur son histoire, il n’y a pas de clé constante. Le même contenu peut avoir des interprétations différentes selon les individus.
Le fait de reconnaître qu’il y a un lien entre contenus manifeste et latent implique de reconnaître que l’activité onirique est un prolongement de l’activité de pensée, de l’activité consciente dans le sommeil. Il existe donc un lien entre les pensées à l’état de veille et les images qu’il y a dans le rêve.
Ce qu’on va chercher à interpréter, c’est l’énigme, on va chercher à s’approcher de la vérité (mais on le fera toujours de manière asymptotique).

Qu’est-ce qu’on interprète ?
On va chercher à comprendre que le rêve est un accomplissement déguisé de désirs refoulés. On va chercher à mettre à jour un désir qui n’est pas exprimé en tant que tel mais figuré et donc conflictuel.
Il y a des rêves qui ne nécessitent pas d’interprétations importantes. Ce sont les REVES DE COMMODITE (ex : rêve de boire quand il fait chaud), ce sont des rêves qui nous permettent de continuer à dormir, ils réalisent le désir.
Les rêves d’enfants sont plus faciles à interpréter : moins de résistance, ils sont plus dans la verbalisation du désir)
Ex : petite fille qui la veille était avec son père en balade en montagne et voulait accéder au pic de la montagne pour voir ce qu’il y avait derrière. Le père la frustre en la forçant à rentrer prématurément (intempérie). Elle rêve qu’elle monte SEULE en haut de la montagne. Elle réalise un désir et s’arrange pour que les conditions de la veille soient absentes (père, météo…). Cette notion d’interdiction est gérée dans le rêve.
Chez l’adulte ce sera beaucoup plus difficile.

Le travail de déguisement du rêve. Les 3 constatations freudiennes.
A quoi sert-il ? Il sert précisément à dissimuler un accomplissement d’un désir dont le sujet se défend, soit parce que le désir lui-même est ou apparaît comme condamnable, soit parce que les moyens nécessaires à sa réalisation le sont.
Ex : jeune femme qui après interprétation se rend compte qu’elle est amoureuse du mari de sa sœur (elle devrait tuer sa sœur pour que ça se réalise.).
Il y a deux forces qui vont concourir à la formation du rêve : l’une construit le désir qui s’exprime par le rêve, l’autre, c’est la censure, l’interdit.
Cette confrontation entre les deux forces opposées donne naissance à la déformation de l’expression du désir.
Cette censure est utile, nécessaire pour que ces désirs condamnables et inconscients puissent arriver à la conscience. Si ces désirs arrivaient de façon abruptes, ils seraient inacceptables  on les rejetterait. La censure joue un rôle dans la formation de compromis.
3 constatations :
1. Le rêve utilise des impressions qui viennent de la veille, souvent accessoires.
2. Le rêve utilise certains souvenirs d’enfance (des évènements oubliés, anodins)
3. On va tenter de concrétiser un désir.
Ces constatations permettent de montrer que le rêve, sous-tendu par une temporalité particulière, existe où le passé et le présent coexistent. De plus, il y a un principe très économique. Un fragment du rêve permet de relier à des éléments de la veille et à des éléments très anciens. Freud insiste sur la notion de déplacement (entre la veille et l’infantile, et entre les représentations).
Ce que nous apprend le rêve, c’est que l’inconscient est atemporel.

Les mécanismes psychiques sur lesquels repose le travail d’interprétation.

Entre le contenu manifeste et le contenu latent, il y a des liens étroits mais qui peuvent paraître lointains.
La différence fondamentale entre les deux contenus tient au caractère abstrait des, pensées qui s’opposent à la forme picturale des images du rêve.
Trois mécanismes agissent pour que le désir inconscient condamnable puisse être accepté par la conscience :
1. FIGURATION : point de vue pictural du fonctionnement de la pensée, représentation sous forme visuelle (représentation de mots en représentation de choses). Le travail du rêve va jouer sur les mots, sur le sens multiple de ces mots pour trouver les formes les plus imagées. On doit non seulement interpréter le sens des images mais surtout les liens entre les différentes représentations  processus des rébus. On est dans le paradoxe du rêve : exprimer un désir tout en s’efforçant qu’il ne soit pas compréhensible. Il y a un travail de symbolisation : lors de l’interprétation, on doit tenir compte d’un conscient collectif, mais aussi de l’historicité du sujet.
2. CONDENSATION : c’est lorsque dans un rêve, il y a un fragment (personnage, lieux, chiffres, etc.) qui est porteur d’une quantité très importante de signification. C’est une sorte de déguisement d’où le fait de ne pas se lier à une traduction mécanique. Sorte de représentation gigogne : accumulation de sens, expression économique du rêve. La condensation peut rassembler des éléments qui paraissent très hétérogènes. Cela montre une sorte d’enchevêtrement de pensées marquées d’affect, de désirs, de pulsions pouvant s’exprimer sous forme arachnoïdale. Ce n’est pas simplement une superposition, c’est une sorte de pensée constituée de fils associatifs liés par le jeu de l’inconscient.
3. DEPLACEMENT : mécanisme psychique inconscient par lequel une charge affective est transférée de son objet véritable, d’origine, sur son élément substitutif. Un élément va symboliser un autre élément inconscient, refoulé. On le retrouve dans la phobie.

L’importance de la censure
La censure est définie comme l’effet du refoulement que l’on retrouve dans les processus de déguisement du désir inconscient, mise en œuvre dans le travail du rêve, mais aussi au cours de la cure, produisant un silence prolongé et le fait qu’à un moment le patient n’arrive plus à avancer.
Quand on rêve, il y a cette conscience qui est suspendue. Mais ce n’est pas parce qu’elle est endormie que les processus de la censure sont eux aussi endormis. Tout le travail du rêve va être de tromper la censure, c’est-à-dire de produire quelque chose qui ne semble pas condamnable.
Souvent le premier « symptôme » est de se dire quand on se réveille que le rêve est absurde or ce caractère irrationnel dépend de la résistance de la censure (plus de résistance donne plus de censure active, elle a fait en sorte que les mécanismes de figuration, condensation et déplacement soient très utilisés sans doute les désirs étaient plus virulents). Si le déguisement n’est pas suffisant, le refoulement se met en place directement (on ne s’en souvient pas). Le travail du rêve cherche à prendre au piège la censure.
La censure permet de mettre en lien les processus primaires (qui renvoient directement à l’inconscient) et les processus secondaires (qui caractérisent le fonctionnement du conscient : rationalité qu’on comprend). Le rêve est une sorte de processus mixte qui renvoient aux processus primaires (latents) et secondaires (manifestes).
Pour conclure, les mécanismes de figuration, condensation et déplacements vont dépasser l’ordre du rêve. Tous les processus inconscients y font appel : lapsus, actes manqués, mots d’esprit… La vie psychique est conditionnée par le langage. Le rêve est une reconstruction de la réalité qui s’appuie sur des images qui sont en deçà du langage, souvent proches des phénomènes hallucinatoires.

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les trois cours de Michellle ma bellle...hem pardon

Message  Angel le Ven 2 Avr - 13:51

Donc voilà c'est pa forcément bien noté mais j'espère que ça pourra vous aider! en échange je compte sur vous pour poster dès que possible le dernier cours de Michel (celui du 19 avril) car je ne pourrai pas y assister car je travaille cette semaine là! Bon courage!!

Psychopathologie
M.Michel

Intro:

Si on veux aborder la psychanalyse, on ne peut pas se limiter à étudier sa création.
Dans un premier temps, nous allons voir en quoi la formation scientifique de Freud va influencer sa technique.
La psychanalyse est partout, elle est très vulgarisée. Freud a développé un modèle explicatif de l'être humain qui était un modèle subversif, remettant en question la place de l'être humain (sa liberté, le fondement même de la société).
Quand on parle de psychanalyse, on parle de la découverte de l'inconscient: découvrir un monde nouveau qui échappe à la conscience des sujets. Pour accéder à l'inconscient, il faudra opérationaliser un moyen technique qui sera la cure psychanalytique => technique qui, par la voie de la remémoration, permet au sujet de savoir ce qui a du constituer en lui un choc traumatique.
Le trauma => choc causé par un évènement dont les conséquences n'ont pas été élaborées psychiquement (pas comprises).
La technique de la psychanalyse est très singulière car ce n'est pas commencer les séances avec un but ou un objectif précis. Il faut dialoguer/communiquer. C'est basé sur des associations. L'idée de contrat ne marche pas. Elle est également singulière car on ne devient pas psychanalyste comme on deviendrait médecin. Il faut avoir fait l'expérience de l'introspection.
L'aspect scientifique de la psychanalyse est très controversé car certains pensent que ce n'est pas une science car elle s'appuie sur des hypothèses qu'on ne remet pas en question. D'autres pensent que c'en est une mais « non cumulative » puisque nous revenons toujours à son fondateur et ne cherchons pas à avancer.

Freud et sa biographie:
voir wikipédia...


Chapitre 1: Freud et sa rencontre avec l'hystérie.


A- L'historique de l'hystérie.

A la base, le terme hystérie vient de utérus de la femme. Il y a bien une connotation sexuelle depuis le début.
*En 460-377 av JC: Hippocrate donne une vision très organique de l'hystérie puisqu'il pense que cela dépend de l'abstinence sexuelle. Il développe une théorie sur les migrations de la matrice: l'utérus se baladerait jusqu'au cerveau.
*131-201 ap JC: Gallien a une approche localisationniste. C'est toujours lié à l'utérus et à l'abstinence sexuelle mais la matrice ne bouge pas.
Au moyen age: apparaît la connotation religieuse avec les possessions par le diable etc...
*XVII è siècle: Willis, anatomiste, privilégie la thèse du cerveau. Il cite que les femmes. Et pour lui, le médecin se fait manipuler donc ce n'est pas de sa faute s'il ne comprend pas mais c'est surtout qu'il ne peut pas comprendre. Il y a donc, à cette époque, une attitude de rejet de l'hystérie du domaine médicale.
*XIX è siècle: Charcot va faire entrer l'hystérie dans le domaine de la médecine comme une maladie à part entière. Il est neurologue et va se faire remarquer par deux de ses qualités:
→ il a un excellent sens de l'observation et va donc faire une sémiologie hystérique très précise en vue d'une sorte de nosographie.
→ Il a un talent de présentateur: il présentait des malades devant un public (médecin ou autres). Il va induire des symptômes hystériques, les provoquer et va permettre au public de repérer, identifier des différents symptômes. Il va induire l'hypnose avec ses patients.
En même temps, il prouve que ce n'est pas une pathologie uniquement biologique. Freud va faire un stage auprès de lui et il va écouter et entendre des choses...

B- La sémiologie de l'hystérie de Charcot.

Crise => états spectaculaires, accès aigus d'agitation.

Prodrome => se sont les signes avant coureurs de la crise ou indices prodromiques. Il y en a plusieurs:
→ modification du comportement (abaissement de la production...)
→ modification de l'humeur (grande tristesse ou au contraire accès maniaque...)
→ Troubles viscéraux - boule hystérique qui est définie comme un encombrement à certains endroits accompagné d'un sentiment nauséeux. - le météorisme qui est un gonflement de l'abdomen accompagné de flatulence. - polyurie qui est une sécrétion excessive d'urine. - parfois des pituites qui sont des rejets de glaires. - asthémie musculaire associé à des tremblements. - crises épileptiques. - vient alors l'aura hystérique qui est une zone hystérogène située essentiellement dans les zones ovariennes.

Tableau clinique de la crise:

*1ère phase => épileptoïde, c'est une phase avec de toniques secousses musculaires. Elle peuvent se généraliser à tout le corps ou être localisé.

*2ème phase => cloonique, qui va se répartir en deux attitudes:
→ attitude illogique comme un patiente décrivant un arc de cercle (très courbée) tout en étant très tendue musculairement.
→ L'opisthotonos qui est une attitude acrobatique. Phase de grands mouvements avec des cris et hurlements avec, parfois, une perte partielle de connaissance ou encore des hallucination pénibles (visuelles ou acoustiques).

*3ème phase => attitude passionnelle. C'est un moment très théâtrale de la crise qui dépend de deux facteurs:
→ le passé du sujet
→ la puissance d'imagination du sujet.
Se sont trois phases qui s'enchainent très vite.

*4ème phase => phase du délire. C'est une sorte d'amnésie sur sa propre personnalité, délire de mémoire. Peut se traduire par des thèmes religieux ou obscènes. Il y a une mise en avant par le patient. Il y a également une sécrétion très intense de salive, de sueur et du mucus vaginal.

Freud va donc assister à ces séances et va partir. Il passera à Nancy...

C- L'école de Nancy.

Freud va faire un stage chez Bernheim qui, lui aussi, utilise l'hypnose. Mais sur toute sorte de patients.
Charcot reste convaincu qu'il y a une origine organique à l'hystérie alors que Bernheim va insister sur l'aspect psychologique. (l'origine affective...).
Freud va donc se ranger du côté de Bernheim. Il va écrire traitement psychique, traitement d'âme. Où il va décrire le traitement par l'hypnose et va montrer à quel point les mots sont des instruments importants. Il va mentionner les notions de subjectivité et de résistance...

D- Freud et l'hystérie.

1- Présentation de la malade.
Breuer collabore avec Freud sur le cas de Anna O. C'est une patiente de Breuer, elle a 21 ans et est décrite par son médecin comme une patiente très intelligente, ingénieuse, intuitive et ayant beaucoup d'imagination (elle parle elle même de son « théâtre privé » qui lui permet de s'évader). Elle semble très humaine et compatissante. Elle présente un certain nombre de symptômes hystériques comme s'adresser en anglais à Breuer alors que ce n'est pas sa langue maternelle. Une cecité qui semble psychogène (origine que psychologique).

2- Technique thérapeutique.
Il va observer que lorsqu'elle vient au séances du soir et que, par conséquent, elle est semi éveillée, son état s'améliore. Sous un mot inducteur, elle commence à raconter son histoire. Le procédé va donc devenir régulier et il va faire la constatation suivante:
les symptômes vont être évoqués durant trois éléments:
→ il faut que la patiente soit dans un état auto-hypnotique.
→ il faut qu'elle puisse se souvenir des circonstances précises au-cours desquelles son symptôme est apparu.
→ il faut qu'elle répète l'état émotionnel dans lequel elle était plongée.
Progressivement, Breuer va se rendre compte qu'il faut « libérer la parole ». Anna O va souvent demander qu'il la laisse parler. Cette technique est appelée (par Anna O elle même) le « talking cure ».

3- Les retombées théoriques.
C'est la méthode catartique => se purger de ses émotions. Le fait de se remémorer la scène qui se trouve à l'origine du symptôme, ce qui permet un échange d'affect. S'appuie sur le mécanisme de l'ab-réaction (= décharge émotionnelle par laquelle le sujet se libère de l'affect attaché au souvenir de l'évènement traumatisant) ce qui lui permet de ne pas devenir pathogène.
→ la représentation: une formation psychique qui comporte un contenu représentatif (exemple, le souvenir d'une scène), pensée représentée en image.
→ les affects: émotions, sentiments. C'est ce qu'on éprouve avec une dimension corporelle importante.

Lorsque nous représentons, nous éprouvons alors il y a un lien entre l'affect et les représentations. L'affect est donc sans représentation chez l'hystérique, il y a une scission entre les deux. Ce que décrit Freud c'est que lorsque l'affect n'est pas rattachée à la représentation, il se transforme en angoisse. Cet affect va être à la recherche d'une nouvelle représentation. La méthode catartique vise à associer à nouveaux l'affect avec la représentation. On est ici dans une théorie qui va devenir celle du traumatisme.
Sous hypnose, il essaye de rétablir cette connexion, rétablir ce lien de causalité. « c'est de la réminiscence que souffre surtout l'hystérie » FREUD.

Hystérie de conversion. Dans le cas de la cecité, ce n'est pas biologique mais psychologique: la personne a oublié qu'elle pouvait voir.

Exemple: Une fille ne pouvait plus marcher, on a fait tous les tests pour voir si cela était organique mais tout paraissait normal. Par la suite, on apprend que cette jeune fille se mutilait sur les orteils. Elle n'a pas soigné ses blessures et ça a commencé à s'infecter. Elle a d'abord commencé à boiter puis sa douleur s'est propagée aux deux jambes. Elle a finit par être persuadée de ne plus pouvoir marcher.

Freud va découvrir qu'une émotion qui n'a pas pu s'exprimer à un certain moment va s'exprimer sous une forme somatique. Il y a une connexion symbolique entre cette émotion et le symptôme. Se sont des symptômes à interpréter, le corps fonctionne comme un langage. Freud va même les comparer à des hiéroglyphes.
La psychanalyse serait donc un moyen de comprendre, elle nous apprend que le corps va dire des choses pas la maladie. Avec l'arrivée de Freud, o va passer d'un discours sur l'hystérie à un discours de l'hystérie.

La fin du traitement: pour le cas d'Anna O. c'est un épisode où Breuer constate que Anna va beaucoup mieux et décide d'arrêter le traitement. Cela va faire un choc à celle-ci qui va être traduit par un « accouchement » mimé. Elle mime donc l'accouchement d'un enfant qu'elle aurait eu avec Breuer. Celui ci va partir avec sa femme en vacances, très choqué lui aussi.
L'arrêt brutal n'a pas arrangé la patiente mais elle a guéri très progressivement. Elle va devenir célèbre puisque ce sera l'une des premières femmes à être assistante sociale.
Dans cette histoire, Breuer n'a pas capté que le transfert a joué un rôle fondamental dans la relation.

Le transfert désigne le processus par lequel les désirs inconscients, généralement infantiles, s'actualisent et se reportent sur le psychanalyste. C'est la répétition d'un prototype infantile (sentiment éprouvé pour les proches) qui ressurgissent dans la cure avec un sentiment d'actualité marqué.
→ le transfert positif: lorsque les sentiments éprouvés sont de l'ordre de l'affection, l'amour...
→ le transfert négatif: lorsque les sentiments éprouvés sont de l'ordre de la méfiance, la haine...Un esprit critique.
L'analyse du transfert est essentielle car l'analyste doit pouvoir l'utiliser.
Freud va donc se dire que ce fait est une névrose de transfert. La relation entre l'analyste et le patient est une relation transférentielle.

Le contre-transfert est une réaction inconsciente de l'analyste envers le patient et en écho au transfert du patient, d'où la nécessite d'être inconscient des relations transférielles et de pouvoir contrôler son contre-transfert. Il ne pourra se faire que par le biais d'un travail sur soi-même.

Emmy Von M est une patiente hystérique de Freud qui va lui demander de ne pas parler, de ne pas la toucher ni rien. Elle va être à l'origine de l'association libre, ce qui va devenir la clé de la psychanalyse.
L'inconscient va se manifester au travers de cette méthode, elle favorise le retour du souvenir oublié, refoulé et met en lumière des aspects du fonctionnement psychique. Freud va préconiser la position allongée car cela permet au patient de ne plus avoir de contact visuel. Car l'analyste n'intervient pas/jamais.
Etre neutre, c'est pouvoir être absent pour favoriser l'association libre mais être présent également pour montrer que le patient parle pas seul et que quelqu'un entend.

E- Les Quatre sortes d'hystérie.

→ l'hystérie de rétention:
caractérisé par le fait que les affects notamment sous l'action de circonstance extérieures défavorables n'ont pas pu être exprimées c'est à dire que le sujet va être dans une situation où il va ressentir un sentiment très vif mais va devoir le réprimer, le retenir. Donc cet affect ne trouve pas à s'exprimer et à s'ab-réagir.

→ l'hystérie hypnoïde:
provoquée par le fait que le sujet se trouve dans un état d'auto-hypnose au moment où l'affect intense se manifeste. Ce n'est pas le contexte qui empêche la compréhension de l'évènement mais c'est l'état. C'est une hystérie assez singulière.

→ l'hystérie traumatique:
Les symptômes somatiques surviennent après un temps de latence consécutif à un traumatisme physique. Se sont des trauma physiques qui vont toucher l'intégrité physique de l'individu. C'est l'intensité de l'évènement traumatique qui va être responsable du symptôme.

→ l'hystérie de défense:
Freud va la distinguer des trois autres. L'activité de défense sera centrale. C'est la défense contre des représentations susceptibles de provoquer des affects déplaisants. Le sujet va se défendre d'un évènement. C'est ce mécanisme de défense qui va être à l'origine des symptômes. Freud va introduire cette hystérie comme permettant de souligner l'importance du mécanisme de défense dans l'appareil psychique. Il introduit la notion de mécanisme défensif.

F- Notion de l'affect.

Situation clinique: le cas d'Emma (cf poly)
C'est le cas d'une phobie, elle ne peut pas entrer dans un magasin toute seule. Lorsqu'elle est accompagnée, elle elle le peut et sa peur est alors contenue et peut même disparaître.
Elle raconte que lorsqu'elle avait 13ans, elle rencontre deux vendeurs dans un magasin qui se mettent à rire d'elle. Elle se souvient particulièrement bien d'un des deux et, en continuant à parler, évoque le désir que celui ci avait éveillé chez elle. Elle était sortie paniquée. Cet évènement est appelé T1.

Est ce qu'il va être, à lui seul, explicatif??
T2: la scène de l'épicier. Cette scène remonte quand elle avait 8ans. Elle allait chez un épicier pour acheter des trucs et rapporte que cet épicier va porter ses mains sur elle et sur ses organes génitaux, à travers ses vêtements. Il le fait dans un contexte où il rit. Malgré ce qui s'est passé, elle va y retourner.

C'est dans le rapprochement de T1 et T2 qu'on va pouvoir expliquer le symptôme.

T1 VENDEURS RIRES VETEMENTS
T2 EPICIER RIRES VETEMENTS
Dans les deux cas elle est seule!
T1 est devenue une scène traumatique car elle va venir réveiller T2, qui elle a tous les ingrédients d'une scène traumatique.
A 13 ans, elle comprend les intentions des vendeurs alors qu'à 8 ans elle ne comprend pas.
La notion d'après coup montre qu'une scène apparaît traumatique non pas par sa nature mais parce qu'elle vient réactiver une scène plus ancienne. La notion d'après coup renvoie à une temporalité fondamentale du traumatisme psychique qui s'effectue en deux temps. Le second temps, T1, vient donner force à un évènement survenu auparavant sans provoquer un effet psychique notable T2.
A cette époque, c'est la réalité évènementielle qui est la plus importante. L'origine de l'hystérie est liée au sexuel et ce lien avec le sexuel est la théorie de la séduction: la neurotica.

Toutes les hystériques ont été séduites par un homme plus âgé: théorie éthiologique très forte.

G- La théorie du fantasme.

S'appuie sur le suivi du patient. Freud va se rendre compte que, dans les discours des hystériques, il y a une sorte de structure universelle. Les hystériques rapportent toujours une « scène de séduction ». Il devient alors préoccupé par l'authenticité de ces faits et commence à douter. Il constate que la vérité historique a été remaniée. Parfois, ces scènes n'ont jamais eu lieu donc ce sont des fantasmes, des choses reconstruites. Le plus souvent, ces évènements n'ont pas eu lieu mais sont « produite »dans la période œdipienne. Ces scènes sont des fantasmes que l'enfant a construit qui permettent de satisfaire le désir amoureux envers le père tout en le dissimulant. C'est une formation de compromis.
Freud souligne que, finalement, se ont les fantasmes qui vont faire souffrir l'hystérique et pas l'évènement en lui même; Ce n'est pas la réalité mais cela ne veut pas dire que ce n'est pas la réalité pour les patientes. Elles y croient.
Freud va progressivement privilégier la réalité fantasmatique sur la réalité évènementielle.
Le fantasme est un scénario imaginaire qui a pour fonction de réaliser les désirs des sujets tout en le dissimulant. C'est à dire que les fantasmes rendent compte de l'expression du désir mais aussi de l'interdit. Ce qui va être perturbateur c'est cette réalité psychique.
Lacan va reprendre cela en disant « le passé n'est pas l'histoire,, ce n'est pas le passé qui cause la névrose, c'est le fantasme. Ce n'est pas la réalité historique mais la réalité psychique. ». Les traces que peuvent chercher l'analyste sont des traces psychiques. Elles vont reposer sur des évènements historiques mais le plus important est le psychique.

H- Hystérie de conversion et angoisse

→ hystérie de conversion: Hystérie où les symptômes se situent au iveau corporel. La symptomatologie de cette hystérie est somatique. L'angoisse s'exprime par le corps. L'affect sera convertit par inervation somatique, c'est à dire qu'il va être convertit corporellement.
→ hystérie d'angoisse (ou névrose phobique): hystérie qui se caractérise par une vive angoisse qui sera fixé de façon plus ou moins stable à un objet extérieur. L'angoisse, devenue libre, sera à la recherche d'une représentation qui deviendra un objet phobogène. Il y a une notion de déplacement, d'angoisse.


Chapitre 2: Le rêve en psychanalyse

A/ L'importance de l'imaginaire

Freud va valoriser l'imaginaire, il va lui accorder une place importante. Il estime que l'imaginaire se trouve du côté du sujet et que le côté du sujet est donc le vrai, la vérité. Il prend à rebours le fonctionnement classique.
→ Pascal, avait une conception péjorative de l'imaginaire. C'est quelque chose qui ne révèle pas la réalité mais en plus c'est quelque chose qui nous trompe. Il faut donc se méfier de l'imaginaire.
→ Descartes méprisait l'imaginaire. Il a une prévalence de la raison et disqualifie l'imaginaire qui, pour lui, est la maitresse d'erreurs.
→ Kant, est le premier à souligner les aspects positifs de l'imaginaire. Il va accorder à l'imagination une place positive. Il estime que l'imagination est la faculté la plus originaire dans laquelle va s'enraciner toutes les autre facultés.
→ Freud va aller dans cette approche là. Il estime que le rêve est une production de l'imaginaire donc est u côté du vrai. Ce n'est pas le rêve qui crée l'imagination.

B/ Les hypothèses générales Freudiennes.

→ notion de plan: C'est une hypothèse. Freud admet une notion d'apparence et une notion d'arrière plan. L'objectif, entre autre, est d'essayer de comprendre ce qui est dissimulé derrière... Ce qui se cache c'est quelque chose de l'ordre du conflit (inconscient). Il va s'exprimer et concerne la vérité du sujet. C'est quelque chose qui existe qu'à notre insue.
Dans le rêve il y a donc cette notion de plan. On va chercher à le traduire selon une rationalité qui nous échappe. Exemple de son rêve de la monographie botanique: il pense au travail qu'il a réalisé sur la cocaïne, ensuite il pense à une patiente et se rend compte qu'elle s'appelait Flora. Il évoque une responsabilité, un travail qui consistait en une collection de plantes et il avait été accusé à tord d'une erreurs. Il se remémore également un herbier qu'il avait fait étant petit, pour son père. A partir de ces 4éléments qui lui viennent à l'esprit, il y a un lien qui va se tisser: l'expression d'un désir.
Il va préciser le décryptage des différents plans
→ contenu manifeste: les apparences, se sont les images de différentes représentations et souvent c'est ce dont on se souvient.
→ contenu latent: au delà des apparences, c'est surtout ce que va exprimer l'inconscient. Le boulot du psychanalyste sera de mettre à jour ce sens qui est caché. Freud va retrouver dans ce contenu latent, une sorte de conflit inconscient.
L'interprétation totale d'un rêve coïncide avec le parachèvement de l'analyse.

C/ Le travail de l'interprétation d'un rêve

Interpréter, c'est indiquer le sens du rêve. Le déchiffrage de ce que signifie le passage du manifeste au latent, l'interprétation d'un objet... Plus le rêve va être absurde, plus le travail d'interprétation sera nécessaire et difficile. On va considérer le rêve comme un composé de faits psychiques que la psychanalyse va chercher. Cette méthode sera basée sur l'association libre:inviter le rêveur à associer. Il faut aller du plus périphérique (les représentations les plus superficielles et donc les moins chargées d'affects/ de résistance) et s'approcher progressivement des couches plus profondes du psychisme.
Inviter le rêveur à laisser vagabonder son esprit. Cela va donner une reconstruction du rêve. Au niveau de cette interprétation, il y a pas une sorte de traduction mécanique de terme à terme. On est dans un travail centré sur le sujet.
Un fragment de rêve peut avoir plusieurs sens. Il y a un lien entre apparence et vérité dissimulée, cela implique de reconnaître que l'activité du rêve est un prolongement de l'activité de pensée consciente dans ce rêve.
Il existe des liens entre les pensées à l'état de veille et les images/représentation dans le rêve. On va chercher à comprendre un énigme.

D/ Qu'est ce que l'on interprète?

Découvrir l'énigme et surtout comprendre que le rêve est un accomplissement déguisé de désirs refoulés. On va chercher à mettre à jour un désir qui n'est pas exprimé directement mais ce qui va être figuré et on cherche à réaliser ce désir (qui est conflictuel).
→ Le rêve de commodité: par exemple quand il fait chaud, on a rêver qu'on boit de l'eau. Se sont des rêves qui nous permettent de continuer à dormir. Parfois la réalité va nous rattraper.
→ rêve d'enfant: sont plus facile à interpréter, plus on va se développer et grandir, plus on va devoir s'adapter à l'extérieure. Exemple: Une petite fille qui, la veille de son rêve, se baladait en montagne avec son père. Son objectif était de monter tout en haut du pic et surtout de voir ce qu'il y avait de l'autre côté. A cause du temps, le père a du forcer la jeune fille à rebrousser chemin. Pendant la nuit, elle va rêver qu'elle monte toute seule en haut de cette montagne et va découvrir ce qu'il y a derrière. Elle réalise un désir en enlevant tout ce qui avait empêché sa réalisation. Dans les rêves des enfants, on va apprendre des choses facilement alors que pour les adultes, c'est beaucoup plus compliqué.

E/ Le travail de déguisement

Sert précisément à dissimuler un accomplissement de désir dont le sujet se défend soit car le désir lui apparaît comme condamnable, soit car les moyens nécessaires à sa réalisation le sont.
Il y a deux forces qui vont recourir à la formation du rêve:
→ l'une construit le désir qui s'exprime par le rêve
→ l'autre c'est la censure/ l'interdit.
La confrontation de ces forces vont donner naissance à la déformation de l'expression du désir.
Cette censure est utile puisque ces désir condamnables doivent accéder à a conscience.
Freud fait trois constatations:
→ le rêve utilise des impressions qui datent du jour précédent.
→ ce rêve utilise certaines de nos impressions d'enfance surtout des évènements qu'on a oublié.
→ on va tenter de réaliser un désir.
Importante car permet de montrer que le rêve est sous tendu par une temporalité particulière. Le passé et le présent existent.
Le principe est très économique car à partir d'un fragment de rêve, on peut se relier à des évènements de la veille ou à des évènements anciens.
Freud va insister sur la notion de déplacement d'une représentation à une autre.

F/ Les mécanismes psychique sur lesquels reposent le travail d'interprétation

Entre ce contenu manifeste et ce contenu latent, il y a une relation étroite. Se sont des contenus qui concernent la même vérité, le même sens mais se sont des expressions difficiles. La difficulté fondamentale entre les contenus latents et manifestes tient au caractère abstrait des pensées qui s'opposent à la forme picturale des images de rêve.

La figuration, la condensation et le déplacement agissent tous les trois sur la forme mais pas sur le fond, ils agissent pour que ce désir condamnable soit accepté par la conscience.

→ figuration: le point de vue pictural du fonctionnement de la pensée. Transformation de représentation de mots en représentation de choses. Le travail du rêve va jouer sur le sens multiple de ces mots pour trouver les formes les plus imagées. On doit non seulement interpréter le sens d'une image mais également la relation entre elles. Expression du paradoxe du rêve: exprimer quelque chose tout en s'efforçant de le cacher. C'est un travail de symbolisation qui doit tenir compte de la collective de ses représentations. On doit surtout tenir compte de l'histoire du sujet et on a tous une propre grammaire des symboles.

→ condensation: c'est lorsque dans un rêve, il y a un fragment qui est porteur d'une quantité très importante de signification, c'est une sorte de déguisement qui cache différentes significations d'où le fait de ne pas se limiter à une interprétation mécanique. La condensation peut aussi rassembler des éléments très hétérogènes, ça montre là encore qu'il y a une sorte d'enchevêtrement de pensées marquées d'affects, de désirs, de pulsions et qui peut s'exprimer sous une forme arachnoïde (sorte de toile). La condensation n'est pas simplement une superposition de représentations, c'est une sorte de pensée constituée de fils associatifs liés par le jeu de l'inconscient.

→ déplacement: mécanisme psychique inconscient par lequel une charge affective est transférée de son objet véritable sur un objet, élément substitutif c'est à dire qu'un élément va en symboliser un autre qui est refoulé. Le déplacement est un mécanisme que l'on trouve dans la phobie.

→ importance de la censure: elle est la principale raison du déguisement. La censure est l'effet du refoulement que l'on retrouve dans le processus du déguisement du désir inconscient mis en oeuvre dans le travail du rêve mais aussi autour de la cure. Lorsqu'on rêve, la conscience est suspendue mais les mécanismes de la censure sont actifs. Tout le travail du rêve est donc de tromper la censure. Souvent, le premier symptôme lorsqu'on se reveil est de se dire que notre rêve était absurde. Ce caractère absurde, irrationnel, dépend de la résistance de la censure, c'est à dire que plus le rêve paraît absurde, plus la censure était active. Elle a du faire en sorte que les mécanismes de condensation, déplacement et figuration accomplissent leur travail de déguisement du rêve. Si le désir a mal été déguisé, on ne se souvient pas du rêve, on le refoule.

→ l'élaboration secondaire: la censure va permettre de mettre en lien les processus primaire (en lien avec l'inconscient) avec les processus secondaires qui caractérisent les processus inconscients. Le rêve est une sorte de production psychique mixte. Pour donner du sens au rêve, on va devoir faire appel au processus secondaire.

Toutes les manifestations de l'inconscient vont faire appel à des mécanismes analogues (lapsus...). La vie psychique est conditionnée par le langage, la parole parce que le rêve est aussi dans la reconstitution de la réalité. Cette reconstitution s'appuie sur des images souvent proches du phénomène hallucinatoire. On est dans des manifestations névrotiques qui intègrent le fond psychotique.

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Re: Textes cours G. Michel

Message  Invité le Lun 5 Avr - 12:48

Petite rectification: à la fin du dernier cours posté, "Importance de la censure", c'est le g.

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références bibliographiques

Message  caro le Mer 7 Avr - 13:23

Alors voilà, j'ai assisté à tous les cours magistraux mais je n'ai pas noté de références bibliographiques, et parait il qu'il en a donné qui seraient importantes. Est ce que quelque un en a noté ? et pourrait il les poster ?
Merci d'avance.

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Bibliographie de Michel

Message  Anita le Mer 7 Avr - 13:42

Elle est sur apprentoile avec le plan de son cours.

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cours de Michel pour pauvres erasmus ;)

Message  maciecia le Jeu 8 Avr - 14:37

Sonia, es-ce que je peux te demander aussi de m'envoyer toutes les cours de Michel? comme d'habitude, les erasmus ont du mal a noter alors ont besoin d'aide... Wink mon adress e-mail: czyzewska.martyna@gmail.com, merci!

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Re: Textes cours G. Michel

Message  Sonia le Jeu 8 Avr - 14:41

Pas de soucis, je t'envoie ça tout de suite. ^^

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Re: Textes cours G. Michel

Message  lepetitfafalou le Mar 13 Avr - 2:33

Cours d'aujourd'hui....

Chapitre 3 : La méthode psychologique freudienne


I. Les 3 aspects de la métapsychologie


La métapsychologie est le nom que Freud donne à sa théorie. Elle s’intéresse à l’étude théorique du fonctionnement de l’inconscient/ littéralement « métapsychologie » signifie « discours sur le psychisme ».
Freud va chercher à rendre compte des faits psychologiques dans leur ensemble et notamment sur le versant inconscient.
Freud va élaborer un appareil conceptuel s’appuyant sur trois points.

Le point de vue dynamique
On va considérer qu’il y a des forces dans le psychisme, qui s’opposent, se complètent, il y a des conflits intrapsychiques. Le plus souvent, les forces vont s’opposer. S’il n’y a que du « thanatos » l’issue est fatale, c’est pourquoi l’opposition et le complément des forces sont nécessaires.
Ex : le TOC  on a des obsessions : pensées qui assiègent la vie psychique de l’individu et le poussent à imaginer des conséquences de ses actes et l’amène à compulser. (ex : se laver les mains trente fois par jour répond à une dynamique de l’obsession contrecarrant l’idée d’être seule.

Le point de vue économique
Ce point de vue sous entend que l’énergie est avant tout conceptualisée sous un angle quantitatif. Il y a une sorte de balancement (augmentation et réduction) des forces. Quand on investit un domaine il est difficile d’investir avec autant d’énergie un autre domaine.
Ex : état amoureux  surinvestissement de l’être aimé. Relation idéalisée à l’autre. En cas de rupture cet investissement va balancer en un contre investissement avec la même énergie mais en négatif.
Condensation : à partir d’un signifiant on accumule plusieurs signifiants (cf rêve)

Le point topique (topos : lieu)
Freud va chercher des lieux dans le psychisme, il va représenter ces lieux caractérisant un fonctionnement psychique particulier  il va faire un lien entre psychisme et l’espace et dégager un certain nombre de systèmes et de sous-systèmes. Il met l’accent sur la disposition spatiale de ces instances.

a. Schéma de l’appareil psychisme selon la première topique.

Schéma

Selon cette première topique, l’appareil psychique va être conceptualisé en trois sous-systèmes : l’inconscient, le préconscient et le conscient.
Ce sont des systèmes renvoyant à des lieux particuliers et se caractérisant par des fonctionnements très singuliers.
PCS-CS : système perception conscience : le plus à la périphérie de l’appareil psychique. Système qui reçoit les informations relevant de la série plaisir-déplaisir, provenant à la fois de l’intérieur et de l’extérieur. A la différence de l’inconscient (ICS) et du préconscient (PCS), la fonction d’inscription n’existe pas : on ne se souvient pas, pas de traces mnésiques, pas de traces d’excitation  c’est perçu, évalué mais pas retenu. Ceci à la conscience, siège des processus de pensée, permet notamment par le biais de la conscience d’être sous le joug du perceptif on perçoit la réalité, on les contraintes, les interdits  prise en compte du principe de réalité.
Le conscient va jouer un rôle important dans la dynamique du conflit parce qu’il est à même d’évaluer ce qui est interdit et ce qui ne l’est pas. Il est à même de savoir si le sujet est dans une situation conflictuelle.

PCS : préconscient se définit par son contenu et se distingue du PCS-CS et de l’inconscient (ICS).Le PCS se définit comme l’ensemble des opérations à la conscience  on est dans le NON CONSCIENT et pas dans l’inconscient. On est dans une sorte de stockage de l’information. Cette information n’est consciente mais est là et est accessible à la conscience.
2 démarches :
- Volontaire : on cherche à se souvenir de quelque chose.
- Involontaire : effet du contexte, de la conjoncture. On est dans un système qui renvoie à un système de stimulations. On fait émerger du sens dans un contexte.
On est dans des représentations de mots  pensées. On est dans une sorte de PCS cognitif.
Le principe de réalité est prévalent. On est dans les processus secondaires : le contexte et la réalité sont reconnus.

ICS : domaine du psychisme qui échappe à la conscience et qui influe sur les conduites, les comportements, les choix de vie. Les contenus de l’ICS se donnent libre cours. Ici l’énergie psychique circule librement (voire trop). L’ICS est la partie la plus archaïque de la vie psychique, elle est le réservoir des instincts fondamentaux que l’homme hérite de sa nature animale. On va y retrouver la pulsion de mort, toutes les pulsions que la société cherche à endiguer phylogénétique.
Freud dira : « L’Homme des premiers âges vit de façon inchangée dans notre inconscient ». Toutes ces représentations ne sont pas accessibles. Elles sont accessibles par une analyse, et par une approche psycho-dynamique.
Ex : Trouble psychotique  il y a des manifestations relevant des processus primaires, pas d’assimilation des interdits.

Le principe de réalité va avoir comme objectif de contrôler le principe de plaisir, d’ajourner la satisfaction du besoin.

b. La 2ème topique 1923.

SCHEMA

Freud complète la première topique avec trois instances : le ça, le moi et le surmoi.

Le ça : pôle pulsionnel, c’est l’ensemble des pulsions et des tendances que le refoulement et les résistances maintiennent dans l’inconscient. Freud va élaborer le « ça » en prenant en compte l’enracinement de notre psychisme dans le corps. Freud va prendre en compte un aspect développemental, l’aspect génétique dans la définition du « ça ». Pour lui, « à l’origine tout était ça ».
Le Moi s’est développé à partir du « ça », sous l’influence persistante du monde extérieur, du principe de réalité. Les lois qui régissent le ça sont les mêmes que dans l’inconscient. « Ici le temps et l’espace n’existe pas, le ça ignore les jugements de valeur, le bien, le mal, la morale. »

Le moi : permet la perception de la réalité et coïncide plus ou moins avec la conscience. Le Moi s’appuie sur les principes d’unification et d’adaptation à la réalité. Le Moi évalue ce qui est possible au regard des interdits et en fonction des exigences du « ça ». Le Moi se pose en médiateur entre l’interne et l’externe. C’est l’instance qui cherche à faire des compromis avec pour but principal la défense de l’individu. Le Moi va utiliser des mécanismes de défense comme le refoulement. On est dans une perspective développementale. Le Moi se forme à la suite d’identifications extérieures, par rapport à des objets extérieurs et va donc subir le principe de réalité et apprendre à différer le besoin.
Ex : le bébé dans les processus primaires. Satisfaction du besoin immédiat.

Le Surmoi : le rôle du Surmoi est assimilable à celui d’un juge, d’un censeur à l’égard du Moi. C’est la conscience morale qui va exercer un contrôle sur les décharges pulsionnelles émanant du ça. Il va exercer un rôle de censure à l’égard des pulsions, des désirs inconscients.
3 fonctions :
- Auto-observation : il va évaluer ce qui est permis et ce qui est interdit à l’égard du moi.
- Conscience morale : censure, c’est le surmoi qui va juger. La culpabilité qu’on peut ressentir est un conflit entre le moi et le surmoi.
- Formation des idéaux : dépendante du complexe d’Œdipe ; « Le surmoi c’est l’héritier du complexe d’Œdipe. » Le Surmoi va se constituer par intériorisation des exigences, des interdits parentaux. Il est structuré par les processus d’identification tant au père qu’à a mère. Il ne s’agit pas d’identification au Moi des parents mais à leur Surmoi. Cette fonction va donner lieu à une quatrième instance :

L’idéal du Moi : constitue un modèle auquel le sujet cherche à se conformer. Sa fonction essentielle est d’être une référence au Moi. Son origine est fondamentalement narcissique. C’est une fonction d’idéalisation. Au travers de l’idéal du Moi, notre psychisme nous indique ce que nous devons atteindre. Quand on est en deçà des exigences du Moi, il y a disqualifications, sentiments d’infériorité.


CHAPITRE 4 : Les stades du développement psychoaffectif

Le développement psychoaffectif va commencer dès la naissance.

J. Naissance
Freud est le premier à souligner le traumatisme lié à la naissance, à cause de deux raisons :
 l’afflux brutal d’excitation sensorielle
 séparation biologique de la mère et de l’enfant.

Cette théorie du traumatisme sera reprise par RANK qui, lui, va généraliser cette théorie : tout traumatisme ultérieur viendra réactiver le traumatisme passé, cette expérience traumatique originelle. On sera toujours à la recherche de ce paradigme perdu, une nostalgie inconsciente.
Freud ne reprend pas cette théorie.
Les stades prégénitaux

Ce sont les stades successifs qui vont précéder l’organisation de l’Œdipe.

 oral
 annale
 urétral (phallique)

On parlera de pulsions partielles, localisées et ces pulsions correspondent aux 1ères formes de la sexualité dite infantile.

 stade oral :
1ères années de vie consacrées à la prise d’informations par la bouche. (Entrer en contact avec la bouche).Nécessité de s’approprier les objets et de les approprier par la bouche.
LA ZONE EROGENE est la zone bucco labiale. Il s’agit pour le nourrisson de faire passer à l’intérieur des objets, aliments ou non, détenant des informations sensorielles. Il y a une extension de la notion d’oralité.
L’OBJET PULSIONNEL est représenté par le sein ou par son substitut = objet médiateur de la relation symbiotique mère/enfant.
Au-delà de cet apport énergétique, le nourrisson va découvrir une excitation bucco labiale, et une excitation bucco labiale va aussi procurer du plaisir en soi.
BUT PULSIONNEL :
Premièrement, il y a un plaisir auto érotique par stimulation, zone bucco labiale.
Deuxièmement, il y a un désir d’incorporation des objets avec parfois incorporation agressive (ex : mordre). Pulsion cannibale selon KLEIN.
A ce stade, avoir l’objet équivaut à être l’objet.
Le nourrisson n’a pas de conception claire du soi et du non soi, du dedans et du dehors. Il vit dans une sorte d’autarcie. Les objets, lui procurant du plaisir, font partie de lui.
On est dans le stade du moi idéal, il y a une sorte d’investissement narcissique du moi-même.
Le nourrisson va prendre conscience de la réalité.

Il va progressivement différencier les objets familiers et les objets insolites comme étant les objets ne faisant pas partie de lui-même. Dans les 1ères relations avec la mère, ce sont des liens parcellaires, l’autre n’est perçu que par fragments. Il s’éloigne du narcissisme primaire.


 stade anal :
2ème année de vie consacrée à la maitrise corporelle (=> contrôle des selles), mais aussi à la maitrise sur l’autre, l’environnement.
ZONE EROGENE = la muqueuse anorectale.
OBJECTIF : conserver les aliments digérés ou les expulser
L’OBJET PULSIONNEL ne se résume pas qu’à la matière fécale, c’est aussi l’environnement → l’entourage, la mère seront des objets à contrôler, à manipuler.
BUT : Premièrement, il y a un contrôle, un plaisir auto érotique, recherche de pression relationnelle sur les personnes que l’enfant commence à différencier.
L’enfant va exercer une sorte de contrôle sur l’environnement. Avec ses selles, il va soulager ou inquiéter l’entourage proche.
C’est une … importante avec la limitation … l’intérieur et l’extérieur.
De plus, il va se rendre compte de la manipulation des autres avec son corps.

La dimension sadique = destruction de découverte du pouvoir qu’il a sur lui-même mais surtout sur les autres.

 stade urétral :
Stade qui se concentre autour de la thématique de la présence ou de l’absence du pénis vers la 3ème année.
ZONE EROGENE = urètre d’où le plaisir, celui de la rétention et celui de la miction/évacuation (ex : pulsion de l’urine)
Pénis : organe de complétude, de puissance, d’identité.
C’est sa possession qui est souvent plus important que l’usage. C’est le fait d’en avoir ou pas, on en est dans une signification phallique. Il va y avoir des angoisses de castration.
C’est à ce stade que ca se manifester la curiosité sexuelle, infantile avec la présence ou non du pénis et la façon de le gérer.
Ex : la petite fille va dire que ça va pousser. Ceci donne lien à la fiction infantile, à la création.
Théorie qui permet de gérer cette angoisse => théorie fécondation orale, accouchement anal.
Tout ceci va s’exacerber pendant le complexe d’Œdipe.

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Re: Textes cours G. Michel

Message  carole le Mar 20 Avr - 12:47

quelqu'un pourrait-il m'envoyer les textes de TD du cours de Me Michel, svp?
merci

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Re: Textes cours G. Michel

Message  loa le Mar 20 Avr - 13:07

est ce que quelqu'un aurait le cours d'hier? merci

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Re: Textes cours G. Michel

Message  clamatis le Mer 21 Avr - 16:56

quelqu'un aurait il le dernier cours de mr michel ? merci beaucoup!

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Re: Textes cours G. Michel

Message  max le Mer 21 Avr - 19:06

Je sais que je répète certainement ce qui a déjà était demandé, mais au moins si quelqu'un sait où on peux trouver le dernier cours de Michel? Merci beaucoup !

max
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Re: Textes cours G. Michel

Message  carole le Mer 21 Avr - 23:25

c- le complexe d’Œdipe

Moment fondateur de la vie psychique, assurant le dépassement de l’autoérotisme et l’orientation vers des objets extérieurs entiers et surtout sexuée.
Se situe entre 4 et 7ans, s’est appuyé sur la tragédie de Sophocle
-forme positive : attirance pour la personne de l’autre sexe et haine et rivalité pour le parent du même sexe
-forme négative (inversée) : attirance pour le parent du même sexe et une haine pour le parent du sexe opposé
Le complexe d’Œdipe est un drame qui se joue à 3 protagonistes, les mouvements de désirs vont exclure le 3eme protagoniste considérés comme un rival à éliminer. Période de la triangulation.
Mode de fonctionnement qui peut être réactualisé + tard.
Cet amour œdipien n’est pas particulièrement bien vécu par l’enfant mais va être entravé par le fait d’éprouver de l’attirance pour le parent du sexe opposé et de renoncer au parent du même sexe pour qu’il y ait cet amour.
Menace de castration : si cette relation perdure, cette menace sera effective. Durant cette période, on va observer des sentiments anxieux, dépressifs, des peurs.
L’angoisse de castration s’appuie sur la constatation de la distinction des sexes. Expériences psychique vécue inconsciemment vers 4-5 ans.
Pour la 1ere fois, l’enfant reconnait la différence anatomique des sexes, ce qui va conduire à des théories : s’il y a différence, c’est que quelque chose s’est passée. L’enfant va être amené à accepter que le monde et l’univers sont composés de personnes différentes, d’hommes et de femmes, il va faire l’expérience de l’altérité, des différences, des limites, des interdits, va devoir accepter que certaines choses ne sont pas déplaçables.
On avait pensé à la forme inversée pour les filles, Jung avait proposé le principe d’Electre, mais Freud n’était pas d’accord.
Chez le garçon, c’est surtout avec son travail sur Hans et avec ses souvenirs d’enfance puis avec ses autres patients que Freud va élaborer le complexe d’Œdipe. Il y a une certaine universalité.
Chez le garçon, on trouve :
-temps des croyances infantiles : temps où l’enfant va vivre dans 1 illusion de toute puissance, pas accès aux différences de sexes et tout le monde est fait comme lui de façon anatomique et s’il est confronté de découvrir 1 petite fille, il va penser que ça va pousser. Elaboration de théories qui vont renforcer cette idée de toute puissance.
Temps des menaces : on va interdire ces pratiques autoérotiques et menaces sur les fantasmes incestueux. S’il persiste, il risque la castration.
Temps de la reconnaissance des personnes sans pénis : toutes les personnes ne sont pas dotées de pénis, il définit le sexe féminin en négatif du sexe masculin. Cette perception va engendrer, induire l’angoisse de cette castration.
Temps de la découverte de l’absence de pénis chez la mère : quand il découvre que sa mère n’a pas de pénis, c’est la preuve que ça ne poussera pas. La preuve de cette découverte est d’accepter cette loi d’interdit de l’inceste et il va renoncer à sa mère pour préserver son intégrité physique et sexuelle. L’affirmation masculine devient possible. Il va reconnaitre son père comme 1 projection de lui dans le futur, et pouvoir s’identifier à lui.

Chez la fille :
Temps des croyances infantiles : comme les garçons, la fille a 1 croyance universelle comme quoi tout le monde est pareil. Même elle a un pénis, même s’il est tout petit.
Temps de la reconnaissance des personnes sans pénis : découverte de la différence des sexes, découverte de le zone génitale masculine, la vue de cette zone l’oblige à penser qu’elle n’en possède pas, qu’elle n’a pas d’organe pénien.
Temps de la haine envers la mère : elle va progressivement, suite à cette expérience, voir que toutes les femmes n’ont pas d’organe pénien même sa mère, donc elle devient rejetée par la fille car elle n’a pas pu lui transmettre cet attribut sexuel phallique, elle se détourne de sa mère car elle n’en possède pas.
Temps de l’aboutissement au complexe de castration : la différence anatomique amène de l’angoisse, on a 3 changements :
-changement de partenaire : la mère cède la place au père, tous les sentiments tendres, affectueux vont vers le père.
-changement de la zone érogène : jusqu’à maintenant, l’attribut phallique et son substitut, le clitoris était privilégié, mais cède la place au vagin.
-changement de l’objet désiré : ce qui va être désiré est l’attribut phallique qui va devenir l’envie d’avoir un bébé.
Pour conclure sur l’Œdipe :
Chez le garçon, c’est l’angoisse de castration qui vient mettre un terme à la problématique œdipienne, c’est parce qu’il y a angoisse de castration qu’il va renoncer à sa mère.
Chez la fille, c’est finalement l’angoisse de castration qui va initier la problématique œdipienne, c’est à partir de ce moment qu’elle va éprouver 1 angoisse de castration. La disparition de l’Œdipe chez la fille va être + lente.

d- période de latence
7-12 ans.
Les sentiments dans cette période de latence sont réduits.
Phase considérée de calme, de repos sur le plan pulsionnel, il s’agit d’1 étape d’arrêt sur le développement sexuel.
Désexualisation progressive des pensées, des comportements, des attitudes de l’enfant grâce à 2 mécanismes : le refoulement et la sublimation qui va permettre de se détourner vers des domaines sexuelles, sexués.
Sorte de dérivation d’investissement vers des activités neutres.
Envers les parents on observe des mouvements + neutres qui tranchent avec les mouvements vus précédemment, on a des manifestations de tendresse, d’affection car ce n’est + intense.
On est dans 1 phase de socialisation qui va permettre à l’enfant d’investir d’autres domaines, personnes, en dehors de la sphère familiale.

Chp 5 : psychopatho et problématiq pulsionnelles

Importance des pulsions souvent dans stade prégénitaux.
Freud va conceptualiser et théoriser le pb pulsionnel.

a- La pulsion : concept fondamentale de la métapsychologie freudienne

La conception des pulsions est endogène, les pulsions ont leur origine dans des sources d’excitation provenant de l’intérieur de l’organisme.
La pulsion, en psychanalyse, est 1 concept limite entre le psychisme, le somatique et le biologique.
C’est le représentant psychique des excitations qui proviennent de l’intérieur du corps.

b- les 4 composantes de la pulsion
-poussé : aspect dynamique, moteur de la pulsion, on a surtout affaire à de l’énergie, de la force pulsionnelle. Cette force est constante
-but : processus dynamique qui consiste en poussée à faire tendre l’organisme vers un but. Supprimer l’état de tension qui règne à la source pulsionnelle. Se fait par la décharge, par l’écoulement extérieur de l’énergie qui vient de l’intérieur. C’est la satisfaction de la pulsion.
-source : ancrage corporel, zone érogène. Désigne la zone de l’organisme où 1 état de tension/ d’excitation est manifeste.
-objet : ce que la pulsion recherche pour atteindre son but. Objet partiel ou 1 personne. Dans le narcissisme primaire, ou moi-idéal, objet= partie du corps, puis sera extérieur au corps, recherche satisfaction avec 1 objet qui sera extérieur.

c- les 2 théories

1910 : Freud va dégager 2 grands types de pulsions fondamentales :
-pulsion du moi (pulsion d’autoconservation) : assure la survie de l’individu par les systèmes d’autoprotection qui assure les grandes fonctions de l’organisme, comme l’alimentation, l’excrétion, la miction.
-pulsion sexuelle : assure la survie de l’espèce.
Ces 2 types de pulsions définissent 1 force d’énergie pulsionnelle, qui est la libido et l’énergie d’autoconservation, l’intérêt du moi.

1920 : regroupement des 2 pulsions sous le nom de pulsions de vie Eros). Va se demander s’il y a quelque chose qui se situe au-delà du principe de plaisir. Il va définir le principe du Nirvana= 1 état qui regroupe du plaisir et du déplaisir. Il va définir 1 autre pulsion qui sera la pulsion de mort (Thanatos)= pulsion qui s’oppose à la pulsion de vie dont la finalité est de réduire complètement la tension psychique au point de rendre l’être vivant à un état inorganique.
1 des expressions cliniques de la pulsion de mort est la répétition, la compulsion des répétitions. Il y a l’incapacité de s’arrêter de répéter certaines choses qui consiste à une sorte de mouvement circulaire qui l’isole des autres.
Grace à cette pulsion de vie, on rentre en contact avec les autres, avec le monde, la pulsion de mort est une déliaison, amène à une coupure avec le monde, la + extrême est le suicide.
Refoulement : dans la névrose on est dans 1 conflit entre le ça et le moi. On va chercher à barrer de notre conscience certaine pensée en les refoulant.
Sublimation : transformation des pulsions sexuelles, agressives, de mort, en activités socialement valorisées, adaptées.
On va échanger le but originel contre un autre but socialement adapté pour nous protéger, destin culturelle de la pulsion par le biais d’activité artistique ou intellectuelle. Sorte de déplacement, de transposition.
Renversement de son contenu : dans le voyeurisme et l’exhibitionnisme, on a 1 renversement du but, regarder vs être regardé.
Le voyeur cherche à voir, à regarder ce qui est interdit, l’exhibitionnisme montre ce qui est interdit, ce qui ne doit pas entre vu.
Activité= regarder
Passivité= être vu
Chercher le regard, l’effroi dans l’autre, donc se met dans une position de voyeur, le voyeur se met dans une position où il peut être vu, il met dans une situation d’exhibitionnisme.
Tout tourne dans les regards.
L’investissement pulsionnel est de même intensité mais se retourne de son contenu, on a une réversibilité des affects.
Retournement sur la personne propre : registre de la perversion, processus par lequel la pulsion orientée vers l’objet se retourne sur la personne propre.
Dans le masochisme, on va chercher de la jouissance au-delà du principe de plaisir, donc chercher la souffrance morale. On se met dans une situation où il sera humilié. Le masochiste est précisément 1 sadique qui agit sur son propre moi.
Perversion : déviation par rapport à l’acte sexuel normale

carole
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Re: Textes cours G. Michel

Message  max le Jeu 22 Avr - 1:29

Merciiii !!

max
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Re: Textes cours G. Michel

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