cours de psychopathologie de mme Bergua

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cours de psychopathologie de mme Bergua

Message  carole le Mer 17 Mar - 13:44

Vieillesse: Approche Neuropsychologique

I- Qu'est ce que le vieillissement

1- réflexion autour du vieillissement et de la vieillesse

Qu'est ce qu'une personne âgée?

-la ménopause
-la calvitie
-les rides
-la continuité de la mode
il n'y a pas de critère de vieillesse, c'est selon le point de vue où l'on se place, tout est relatif,

La vieillesse: état, Dernière période de la vie, caractérisée par un affaiblissement des fonctions, des modifications atrophiques des tissus et de l'organisme,

Le vieillissement: processus, Fait de devenir vieux, processus physiologique que toute personne subit dès sa naissance,

On différencie 2 ages:
_le 3e age, à partir de 60-65 ans
_le 4e age, à partir de 80-85 ans

Quel age avons-nous?

On peut répondre par l'age chronologique, celui inscrit sur l'État civil, la carte d'identité et pourtant 2 personnes du même age ne sont pas comparables aux niveaux des modifications corporelles et psychologiques,
« La jeunesse, c'est le temps qu'il reste à vivre à un individu, » (S, de Beauvoir)
« C'est dans le regard de l'autre que l'on peut prendre conscience de sa vieillesse, » (Sartre)

Différents critères pour définir l'age
-age chronologique (nombre d'année de vie)
-age social (rôle, statut, habitude de la personne par rapport aux autres membres de la société, déterminé par la culture du pays comme la retraite)
-age psychologique (capacité d'adaptation des individus, réaction subjective de l'individu, maturité, relatif aux comportements mentales que la personne peut mobiliser aux changements de l'environnement, variabilités intra individuelles et interindividuelles)
intra individuelles= en fonction de l'état de fatigue et de santé, de l'humeur d'1 personne,

Les différentes définitions de l'age sont trop réductionnistes, on ne peut pas définir la vieillesse sans prendre en compte les influences sociales, culturelles et psychologiques,
Singer a proposé l'age fonctionnel qui est une combinaison des différents ages biologique, psychologique et social, Dans un cadre purement normal, l'age chronologique= age fonctionnel

Mesurer son age fonctionnel ou biologique soi-même

-test d'Élasticité de la peau (disparition de + en + lente du pli)
-test de la règle (temps de réaction augmente, vitesse de réaction diminue)
-test de l'équilibre (équilibre statique diminue)

la vieillesse est une phase de développement où s'accentue les différences interindividuelles liées aux différents facteurs de condition de style de vie, facteurs de santé, facteurs d'activités pratiquées (intellectuelles ou physiques),
Tous ces facteurs déterminent de quelle façon la personne garde ses capacités mentales, son autonomie et son contrôle,
La vieillesse définit implicitement la notion de santé, la vulnérabilité augmente avec l'age,
Les facteurs de vulnérabilité ne son pas des causes, ce sont les probabilités de présenter ce type de vulnérabilité,

2- facteurs de vulnérabilité chez les personnes âgées

a- santé mentale et psychopathologie

Les personnes âgées sont sujettes à des troubles mentaux et du comportements qui les rendent + vulnérables, ¼ des personnes âgées présenteraient des troubles mentaux, le + fréquent serait l'anxiété, puis on trouve la dépression (8 à 20% des personnes âgées vivant à leur domicile, 37% des personnes âgées en institution)

-l'anxiété: les troubles anxieux, déjà présents, seraient amplifier dans la vieillesse, de+, la vieillesse est propice aux troubles anxieux (idée de la mort, perte des moyens, perte de repères, x facteurs qui entrainent l'anxiété chez les personnes âgées),
Le fait d'être anxieux peut augmenter la vulnérabilité d'une personne, au niveau physique, par exemple (comme la peur de chuter) et les maladies physiques, inversement, peuvent entrainer l'anxiété) ,
Ce trouble peut faire parti des effets secondaires de certains médicaments , certaines personnes âgées peuvent prendre jusqu'à 15 médicaments par jour (antidépresseur),
Pour évaluer l'anxiété, il est important d'écarter toutes les causes médicales dont l'anxiété serait due,
Souvent, les outils d'évaluation ne sont pas adaptés aux personnes âgées, mais plutôt pour les jeunes adultes, donc, on a du mal à évaluer les troubles anxieux,
-la dépression: on sous-estime les troubles de la de pression, les lieux de résidence, +importants dans les institutions qu'à domicile, problème de critères de diagnostics, Il existe entre 15 à 50% des personnes âgées déprimées qui seraient diagnostiquées, Il existe une comorbidité importante de la dépression la + courante et avec l'anxiété, mais on trouve aussi la comorbidité de la depression avec des maladies, comme avec le diabète,
Souvent, les personnes présentent une depression vivant de présenter une maladie dégénérative, la depression est un facteur de la démence,
L'implication de la depression est à différents niveaux, par rapport à la vulnérabilité psychique, physique et sociale,
-la qualité de vie subjective: c'est la façon dont la personne perçoit sa propre qualité de vie, complètement en interaction avec ces différents types de vulnérabilité, on s'intéresse souvent aux sentiments de bien être, associés aux moral, à la satisfaction dans la vie, à la santé subjective,
La santé subjective est aussi importante à prendre en compte chez les personnes âgées que la santé objective, Pres de 10% des personnes âgées s'estiment en mauvais ou très mauvaise santé,

b- déclin cognitif

L'age influence sur les processus cognitifs, on a un déclin cognitif normal lié à l'age, ce ne sont pas des problèmes pathologiques, ce sont des notions dans le domaine de la mémoire, de l'attention et des problèmes exécutifs, Il y a des différences interindividuelles, autant dans le fonctionnement cognitif normal, que dans le pathologique,

-facteurs sociodémographiques:au niveau cognitif, le niveau d'éducation est important, L'age influe sur les processus psychologiques et cognitifs, plusieurs facteurs expliquent les différences liées à l'age,
-facteurs du styles de vie:(activité intellectuelles, physique et sociale), liées à la nutrition, la façon dont on vit, ce que l'on mange, va avoir une influence directe, ce sont des facteurs protecteurs, un style de vie +sain est + protecteur,
-facteurs génétiques: comme dans la maladie d'Alzheimer,
-facteurs liés à la santé même des personnes: les personnes qui présentent une depression ont une moindre capacité de mémoire que dans le vieillissement normal,
-facteurs de motivation: une personne motivée aura de meilleurs résultats aux tests qu'une personne obligée,
-facteurs des connaissances préalables: c'est l'effet d'apprentissage (à force de faire des tests) ou pour ceux qui sont dans le milieu médical, le niveau d'interprétation ne sera pas le même,
-facteurs des conditions d'expérimentation: ces facteurs jouent sur les capacités cognitives de la personne lors de la passation aux tests, il s'agit de compenser, voire de masquer certaines démences pendant des années,

c- incapacités physiques et fonctionnelles

Ce sont les problèmes moteurs, la dépendance, les problèmes pour se mouvoir, plusieurs raisons liées aux incapacités (cassure, arthrose), mais aussi liées à des maladies cognitives,
-incapacités physiques et fonctionnelles
-évènements de la vie
-soutien social ou isolement social
-passage du 3e age eu 4e age: augmentation de la vulnérabilité des personnes âgées très importante,
Barthès:  « le 4e age est une sorte de situation de test des limites de la résilience psychologique, »
Ils ont besoin de compensation culturelle pour générer un niveau élevé de fonctionnement, Quand les gains et les pertes n'arrivent plus à se compenser, un nombre de plus en plus élevé de personnes âgées sont réduits à la dépendance, ils sont susceptibles de déclencher un épisode dépressif,
Ce qui fragilise énormément les gens âgées, au cours du 3e age, est le passage à la retraite, la mort du conjoint et la maladie physique, alors qu'au cours du 4e age, c'est la baisse des capacité sensorielle (vision et audition), les problèmes de santé, la perte d'autonomie, la hausse du risque de démence et l'augmentation du risque de solitude et d'inutilité,

→Nécessité d'adaptation des personnes âgées à ces différentes pertes
→Importance du repérage et de la prise en compte des stratégies de vieillissement (routinisation)
Il faut interpréter, du moins en grande partie, la routine comme une défense, il se réfugie dans les habitudes, + on avance en age, + on est routinisé et + on se réfugie dans ses routines, on se sent fragile et vulnérable, la routine rassure, la routinisation protège contre l'anxiété,
Quand on fonctionne trop ainsi, on ne peut + s 'adapter à l'imprévu,

3-quelques données sur le vieillissement de la pop

La Terre se peuple de près d'1 milliard d'habitant tous les 10 à 12 ans, on sera plus de 10 milliards d'être humain d'ici 2040, c'est le résultat de la chute vertigineuse de la mortalité infantile et la hausse tout aussi importante de la longévité,
l'espérance de vie augmente:
-jusqu'au XVIIIe siècle, l'espérance de vie est de 35 ans
-en 1966, elle est de 66 ans
-aujourd'hui, elle est de l'ordre de 80 ans
-nombre de + en + important de centenaires, environ 20000 en France

Données INSEE
-en 2050: 3 fois plus de personnes âgées de 75 ans et +
4 fois plus de personnes âgées de 85 ans et +

Prévalence de la démence de + en + importante
-en 2003: 17,8% des personnes âgées de 75 ans atteintes de démence (la + fréquente est celle de type Alzheimer)
La prévalence est de + en + importante que l'age est avancé,

Adaptation nécessaire de la société face aux problèmes écologiques et sociaux que ce vieillissement augmente, comme la hausse continu du nombre de retraité et les infrastructures devront aussi se développer, il y a augmentation du temps de loisir, les personnes âgées sont souvent actives et ils tendent à le rester longtemps,
Les chercheurs et les cliniciens sont et seront amenés à étudier le vieillissement, l'enjeu est de vivre le + vieux possible mais de la meilleure vieillesse possible,

Implication importante des psychologues cliniciens:
-compréhension du processus du vieillissement normal et pathologique
-contribution aux actions de prévention et aux prises en charge

II-Approche neuropsychologique

1-définition: neuropsychologie

La neuropsychologie a pour objet d'étude les perturbations cognitives, émotionnelles et de comportement, provoqués par des lésions cérébrales,
la psychoneurologie est au carrefour de la psychiatrie, de la neurobiologie, de la psychologie et de manière générale des neurosciences, La neuropsychologie est la désorganisation responsable des troubles, Elle fait partie intégrante de la psychologie, elle s'inscrit directement dans la démarche psychologique, La neuropsychologie va aussi s'intéresser à la lecture des troubles psychopathologiques et aux facteurs de comorbidité associés, Les neurosciences donnent un éclairage sur les activités mentales, à travers la neuroimagerie, et sur les facteurs de plasticité et de restaurations cérébrales
Selon la SNLF:
La neurobiologie traite des relations entre les processus mentaux qui sous tendent l'activité du cerveau, les fonctions cognitives, le comportement émotionnels, car les atteintes cérébrales retentissent à la fois sur l'efficience cognitive, le fonctionnement émotionnel et les comportements du sujet,
La compétence des praticiens spécialisés en neuropsychologie doit reposer sur les connaissances des bases neuronales des comportements, des théories cognitives, des théories du développement du psychisme humain, sur son organisation et sur les manifestations normales et pathologiques,
La compétence de ces psychologues nécessite une formation à l'écoute du sujet et de sa famille, donc il est nécessaire d'avoir une formation en psychologie clinique, et tout ceci dans une approche globale,
démarche et méthode
-évaluation standardisée des fonctions cognitives en référence avec des modèles théoriques et des dysfonctionnements théoriques
-référence à des modèles théoriques
-recherche des mécanismes des déficits observés

procédure et outils
-entretien clinique
-évaluation psychométrique, cognitive, écologique, programme de réadaptation
-analyse clinique approfondie des dimensions objectives et subjectives de la situation psychique du patient, en tenant compte de son environnement
L'analyse de ces résultats doit aboutir à un travail d'interprétation compréhensive,

2-quelques repères historiques de la neuropsychologie

L'histoire de la neuropsychologie est liée aux différentes théories de localisation des fonctions,
3 types de théories
-localisationnisme: théorie attribuant une fonction psychique à une aire précise du cerveau, le syndrome frontal est identifié au niveau de différentes lésions comme l'apathie (perte de motivation, d'intérêt), le trouble attentionnel, le déficit d'inhibition,,,
-globalisme: théorie selon laquelle le tout a des propriétés que ses composants considérés séparément ne possèdent pas . Toutes les parties du cerveau sont con sidérées équivalentes, avec les mêmes particularités, c'est la grosseur de la lésion qui compte,
-associationnisme: système théorique mettant au premier plan les associations comme facteurs explicatifs de nombreux phénomènes psychologiques. Association du globalisme et du localisationnisme, association entre les centres pour expliquer des facultés + complexes, comme la mémoire,
La naissance de la neuropsychologie humaine est due à ces théories et aux théories en réseau:
-la psychométrie est à la base de la psychologie humaine
-la relation structures-fonctions et importance de l'imagerie

3-approches neuropsychologique dans la vieillesse

C'est comprendre le changement de nos cognitions ou de nos capacités intellectuelles,
#Comment évoluent nos capacités intellectuelles avec l'age?
#Quelles sont les capacités qui se détériorent et celles qui se maintiennent stables, voire s'améliorent?
A partir de quel age observons nous un déclin intellectuel?
Ce déclin est-il le même chez tout le monde ou existe-t-il de grandes différences entre les individus?

Les scores aux épreuves verbales sont meilleures que les scores aux épreuves non verbales, Les épreuves verbales font appel aux connaissances accumulées au cours de la vie alors que les épreuves non verbales font davantage appel aux ressources de traitement, C'est la vitesse de traitement de l'info qui diminue avec l'age et donc explique une grande partie de l'effet de l'age sur les scores,

Les différentes types d'attention diminuent avec l'age, On trouve:
-l'attention sélective: Action de centrer volontairement ses mécanismes de perception sur un stimulus particulier et de traiter activement cette information en négligeant les stimuli non pertinents.
-l'attention partagée: Capacité de traiter simultanément deux ou plusieurs catégories, d'informations pertinentes, qui dépend de l'état de vigilance et des processus cognitifs du contrôle de l'attention. De cette capacité dépendent le raisonnement et la résolution de problèmes.
-l'attention soutenu: Capacité de maintenir une performance sur une longue période de temps qui dépend du maintien de la vigilance, de la capacité de détection du stimulus et de la résistance à la distraction, donc du contrôle mental.
-l'attention préopératoire: Se préparer à traiter de l'info,

Détérioration importante de la mémoire avec l'age même si on trouve de grandes différences individuelles,
-en fonction du type de matériel s'il est familier, s'il est facile, si c'est un processus automatique, s'il est expert dans le domaine, la détérioration de la mémoire à la tache sera moins importante,
-les mémoires les moins affectées avec l'age sont la mémoire à long terme et la mémoire implicite, Alors que la mémoire à court terme ou la mémoire épisodique est + davantage touchée par l'effet de l'age,
La limite de l'approche psychométrique est qu'elle ne permet pas de connaître les causes fonctionnelles du vieillissement comme les causes de la comorbidité liée à l'age,
Le déclin cognitif est à partir de 65 ans et il est continu, mais s'il est brutal alors il y a des problèmes médicaux, vasculaires la plupart du temps.

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Re: cours de psychopathologie de mme Bergua

Message  yumi le Mar 23 Mar - 20:10

Est-ce que quelqu'un aurait le 3ème cours de Mme Bergua (cours de cette semaine..)?? Rolling Eyes Question

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Re: cours de psychopathologie de mme Bergua

Message  carole le Mar 23 Mar - 20:27

je suis en train de le taper sur l'ordi, je le met au plus tard demain.
pas de souci Wink

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Re: cours de psychopathologie de mme Bergua

Message  yumi le Mar 23 Mar - 22:40

super! jte remercie! Very Happy

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Cours d'aujourd'hui

Message  Anita le Mar 23 Mar - 22:52

La Démence de Type Alzheimer : DTA
C’est devenu un enjeu de santé publique. On constate des taux de prévalence très important, un nombre de nouveaux cas par an (= l’incidence) très élevé qui prédit une augmentation dans l’avenir.
Cette démence a des conséquences sur le plan matériel, social, physique qui sont difficiles pour le patient ainsi que pour l’entourage.
Dans un cas sur trois, la démence n’est pas diagnostiquée donc pas prise en charge.
Actuellement, en France (données PAQUID : étude de plus de 3000 personnes sur plus de 20 ans), on dénombre environ 855 000 personnes âgées (65 ans et plus) atteintes de démence, dont près de 700 000 de DTA.
La prévalence de DTA est plus élevée chez les femmes que chez les hommes (9,3% chez les hommes, 13% chez les femmes) et augmente très fortement avec l’âge :
6,5% entre 65 et 75 ans
18% chez les plus de 80 ans
47% chez les plus de 90 ans
-->Taux de prévalence proche des 70% dans les maisons de retraite.

Qu’est-ce que la maladie d’Alzheimer ?
Tout d’abord, le terme de démence ne signifie pas folie. Il s’agit avant tout d’une maladie du cerveau (qui fait référence à des critères bien précis).
Ça se caractérise par une destruction progressive des neurones, notamment temporal, qui explique la désorganisation de l’activité mentale
D’après le DSM IV, la démence se caractérise par :
- au moins deux troubles cognitifs objectivés (par des tests cognitifs), dont la mémoire ;
- qui entrainent une altération significative du fonctionnement quotidien par rapport au niveau du fonctionnement antérieur ;
- depuis une durée d’au moins 6 mois.
C’est un phénomène pathologique différent du vieillissement normal (beaucoup de personnes âgées se plaignent de leur mémoire mais ça doit traduire un changement de fonctionnement dans le quotidien).

Conséquences de la maladie d’Alzheimer au quotidien ?
- Des troubles de mémoire (dès les stades débutants de la maladie) entraînent des répercussions dans l’organisation de la vie quotidienne. Il y a une incapacité à apprendre, à enregistrer une information nouvelle dans un contexte donné (mémoire épisodique). Au départ, ils se caractérisent par des oublis fréquents : clés, RDV, ce qu’on est venu faire dans une pièce… Ces personnes ont des difficultés à suivre le cours d’une conversation, le fil conducteur d’un livre... Il leur est difficile de se souvenir de faits récents. Tout cela constitue un véritable handicap qui est mal compris et souvent mal perçu. L’acceptation est difficile par la personne et par son entourage. Ces troubles de mémoire entraînent des conflits dus à une mauvaise compréhension et des difficultés d’acceptation de l’entourage. On a tendance à banaliser les troubles de la mémoire --> déni (démarche de consultation retardée --> prise en charge retardée ce qui est dommageable)

- Des troubles d’attention et des fonctions exécutives (planification, initiation, résolution de problèmes… qui permettent de s’adapter à de nouvelles situations) apparaissent dès les premiers stades de la maladie. Ça peut se caractériser par une grande distractibilité (la personne a du mal à se concentrer) et par une certaine agitation. Ces troubles sont préoccupants pour la conduite automobile, la gestion des comptes, du budget… Paradoxalement, on ne peut pas interdire à une personne de conduire mais suggérer que… (dans les faits, ce sont les assurances qui, face à un diagnostic, suspendent le contrat). Ça peut entraîner des difficultés pour prendre des décisions importantes.
- Des troubles d’orientation dans le temps et dans l’espace : ils sont plutôt présents dans des stades avancés à sévères. Ces problèmes entraînent des confusions dans les dates (des dates d’anniversaire par ex ou l’oubli de certains repas, certains RDV), la notion du temps va progressivement être altérée. On observe aussi des difficultés à se repérer, à s’orienter dans des lieux nouveaux puis dans les lieux habituels.

- Des troubles de langage, de communication : un des premiers troubles qui apparaît est le manque du mot, difficulté à trouver le mot juste (c’est dépendant du niveau socio culturel de départ). A des stades plus avancés, ces troubles se caractérisent par une perte de signification des mots (--> difficultés de compréhension). On aperçoit d’abord des difficultés de communication orale, puis écrite. Ces troubles se répercutent sur le plan social (car ces personnes communiquent de moins en moins verbalement).

- Des modifications de l’humeur et du comportement (= troubles psycho-comportementaux) : ça se traduit par une grande sensibilité à l’environnement (les personnes âgées réagissent plus fortement à certains stimulus de l’environnement, avec notamment des périodes de déprime). Ça génère de l’anxiété. L’apathie, la perte d’intérêt pour les choses, apparaît. C’est présent dès les premiers stades de la maladie (ça peut être une difficulté à accepter sa maladie). C’est plus fréquent que les troubles cognitifs. On peut observer de l’agressivité verbale, une modification du rythme nyctéméraire.

A travers tous ces troubles, les répercussions au quotidien sont importantes. Il est important de considérer les troubles dès les premiers stades.
Un des conseils donnés à la famille est de remplacer le gaz par des plaques électriques. Aujourd’hui, on n’a pas le droit d’interdire une personne atteinte de DTA de conduire. Il peut y avoir aussi un problème de gestion du budget (on propose le prélèvement automatique de la plupart des factures dans un premier temps). Pour l’oubli des médicaments, on met en place les piluliers.

D – Approche neuropsychologique dans le cadre de la prise en charge de la démence

Modèle de Verbrugge et Jette (1994)
Il permet de concevoir la maladie, les répercussions sur la vie quotidienne tout en prenant compte des facteurs de vulnérabilité.
C’est un modèle qui s’appelle « disablement process » = « processus d’évolution vers l’incapacité ». Il offre un cadre conceptuel pour l’analyse des divers facteurs biomédicaux, psychologiques et sociaux qui interviennent dans l’apparition de l’incapacité quelque soit son origine. Il contribue à mieux comprendre la dynamique d’évolution de la perte d’autonomie fonctionnelle chez les personnes âgées atteintes de démence.
La trajectoire principale suit un continuum qui va de la pathologie à l’incapacité
- AIVQ = activités instrumentales de la vie quotidienne : gestion du budget, prise de médicaments, utilisation des moyens de transport ou du téléphone ; Attention à ce que ce ne soit pas dû à une cécité par exemple
- AVQ = Activité de Base de la vie quotidienne : faire son lit, se déplacer.
La démence va entraîner des déficiences cognitives qui vont entraîner des limitations fonctionnelles cognitives (c’est ça qu’on mesure par le biais des tests). C’est par ça qu’on peut prendre en compte les déficiences cognitives. Les limitations fonctionnelles ont des répercussions sur la vie quotidienne, sur l’incapacité de vivre normalement. Il va y avoir des boucles de rétroaction…
Tests de mesure : le MMS est très utilisé par tous les personnels de santé qui permet d’apprécier le fonctionnement cognitif global. D’autres tests sont plus spécifiques pour tester des fonctions particulières.
Dans le continuum, ça suit les critères diagnostiques de la démence (qui dépendent de la déficience cognitive et de la limitation fonctionnelle cognitive et engendrent l’incapacité). Les limitations fonctionnelles peuvent être dues à une dépression par ex  importance de dissocier les déficits fonctionnels.
L’approche neuro psychologique va mesurer les limitations fonctionnelles de la personne.
D’autres facteurs sont à prendre en compte : tous les facteurs de vulnérabilité associés qui vont venir interférer et moduler l’évolution vers l’incapacité --> variations inter individuelles --> variation importante dans les tableaux cliniques de démence.
Les facteurs de vulnérabilité seront à prendre en compte au moment du diagnostic.
Le modèle distingue les :
- Facteurs de risque = caractéristiques qui sont pré disposantes qui augmentent le risque de maladie et donc de ses conséquences (limitations fonctionnelles et incapacité) : sexe, âge, niveau d’éducation, génétique (allèle epsilon 4), style de vie, vasculaire (hypertension artérielle), nutrition. Ils influencent la vitesse de progression des déficiences cognitives et des limitations fonctionnelles. Pour le niveau d’éducation, il y a 2 hypothèses : facteur de risque acquis qui peut modifier le niveau d’expression du syndrome (niveau de lésion cérébral équivalent, les sujets à éducation élevée franchissent plus tard le seuil de diagnostic de la démence). Il est aussi possible que les sujets plus éduqués prennent mieux en charge les facteurs de risque de démence (suivent d’avantage les recommandations en termes de prévention). On peut ajouter l’inégalité à l’accès aux soins (consultations mémoire en ville par ex).
- Facteurs intra et extra individuels qui interviennent après l’apparition de la maladie. Ils accélèrent ou ralentissent le processus d’évolution vers l’incapacité.
* intra individuels : stratégies développées par les sujets pour faire face à la maladie comme la routinisation + tous les aspects personnels qui aggravent le retentissement de la maladie (ex de la personne isolée) + caractéristiques psycho sociales (tendance névrotique, sentiments de maîtrise de l’environnement, d’efficacité personnelle) + troubles du comportement + présence de dépression (la démence et la dépression s’auto aggravent : la dépression serait antérieure à la démence).

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Re: cours de psychopathologie de mme Bergua

Message  carole le Mar 23 Mar - 22:54

Approche utilisée dans le cas de pathologies associées à des lésions cérébrales:
-la maladie d'Alzheimer= la + fréquente
-tumeurs cérébrales
DTA: démence de type Alzheimer
Le taux de prévalence est très important et le taux d'incidence (nouveaux cas par an) est très important aussi, ce qui a des conséquences matérielles, physiques et sociales qui sont dramatiques pour le patient et son entourage,
Les démences sont encore sous diagnostiquées et sous médicalisées,
Quelques chiffres (données PAQUID): 855000 PA atteintes de démence (dont 700000 DTA) en France
Prévalence DTA: 9,3% chez les hommes de + 65ans et 13% chez les femmes de +65ans,
-+ élevé chez les femmes
-augmente avec l'age:
-6,5% entre 65 et 75ans
-18% chez les +80ans
-47% chez les +90ans

Qu'est ce que la maladie d'Alzheimer?

-perte de mémoire
-irréversible
-démence ҂ folie, mais maladie du cerveau
ce n'est pas une fatalité qui est due au vieillissement
-destructions progressives des neurones qui explique la désorganisation de l'activité mentale
-démence :-au moins 2 troubles cognitifs objectivés (dont la même)
-altération significative du fonctionnement quotidien (par rapport au niveau de fonctionnement antérieur)
-depuis au moins 6 mois
-phénomène pathologique ҂ vieillissement normal: changement de fonctionnement progressivement

Conséquences de la maladie d'Alzheimer au quotidien?

Troubles de la mémoire:
-1er signe de la maladie
-mémoire des faits récents
-difficulté à enregistrer une info nouvelle, ces troubles, mêmes légers, peuvent entrainer des répercussions dans l'organisation de la vie quotidienne ou changements relationnels
-au début, oublis fréquents: clés, rendez-vous,,,
-difficultés à suivre le cours d'1 conversation, d'1 livre de +en+ progressivement
-véritable handicap mal compris et souvent mal perçu: acceptation difficile par la personne et par son entourage
-tendance à banaliser les troubles de mémoire («oh, à mon age, c'est normal de perdre la mémoire »)
-problème dans la prise en charge, en effet + elle est tôt, mieux c'est
Trouble d'attention, de fonctions exécutives: manifestations différentes
-apparaissent dès les 1er stades de la maladie
-grande distractivité: ne peut pas faire 2 activités en même temps
-agitation: ne peut pas tenir en place
-conduite automobile (problème d'environnement): aucun professionnel de la santé ne peut interdire la conduite mais peut le suggérer
-gestion des comptes, du budget,,,
-difficultés d'initiation et de planification
-difficultés pour prendre des décisions importantes
Troubles d'orientations (temps et espaces):
-apparaissent à des stades modérés à sévères, progressivement
-confusion dans les dates,,,
-difficultés à se repérer, à s'orienter dans des lieux nouveaux puis des lieux habituels
Troubles de langage, de communication:
-peuvent se manifester tôt mais très variables d'1 individu à l'autre
-manque du mot
-perte de signification des mots
-difficultés de communication orale puis écrite
=>très importante sur le plan social
=>la durée de vie d'une personne atteinte de DTA est en moyenne de 10ans,
La maladie d'Alzheimer peut toucher des personnes de façon +précoce, évolue très rapidement et touche d'autres domaines, prise en charge +complexe,
Modifications de l'humeur et du comportement:
-moment de déprime
-par l'environnement
-perte d'intérêt, d'initiative et de motivation (apathie)
-comportement d'irritabilité ou d'agressivité
-trouble du sommeil
=>directement liées aux lésions cérébrales, à la personne d'elle même, et à l'environnement
-dès les stades débutants, il peut exister des répercussions importantes dans la vie quotidienne: -sécurité concernant le gaz
-conduite automobile
-gestion du budget
-oubli des médicaments

Approche neuropsychologique dans le cadre de la prise en charge de la démence

Modèle de Verbrugge et Jette (1994):
=>disablement processus ou processus d'évolution vers l'incapacité: modèle qui offre 1 cadre conceptuel pour l'analyse des divers facteurs biomédicaux, psychologiques et sociaux qui interviennent dans l'apparition de l'incapacité quelque soit son origine,
Pour mieux comprendre la dynamique d'évolution d'autonomie fonctionnelle chez les personnes âgées atteintes de démence
Facteurs extra-individuels
Soins médicaux et réhabilitation/ médication/ soutiens extérieurs/
Environnement matériel, physique, social

Trajectoire principale

Pathologie →
Déficits →
Limitations fonctionnelles →
Incapacité →
Démence
Déficience cognitive:
-capacité à mémoriser
-capacité de contrôle
Cognitives:
-se rappeler 1 liste de mots, calculer

AIVQ. AVQ
Facteurs de risque ↑ ↑ Facteurs intra-individuels
caractéristiques démographiques, sociales style de vie et changement de cptmt
de style de vie comportementales, attributs psychosociaux et coping
psychologiques, environnementales,biologiques ( affects positifs, locus of control, adaptation
cognitive) aménagements des activité (fqce,durée...)
AIVQ: activité instrumentale de la vie quotidienne:
-activités les +complexes
-les+ associés aux instruments
-gestion du budget, prise de médicament, transport, n° téléphone
AVQ: activité de base
-toutes les capacités
-faire sa toilette, s'habiller, se déplacer

c'est inter relié
Les facteurs interindividuels sont à interpréter différemment selon le processus d'évolution,
On trouve d'autres facteurs de vulnérabilité pour expliquer les variations.
Facteurs de risque: caractéristiques très importantes de présenter 1 démence, il augmente le risque de ces conséquences
-age
-niveau d'éducation
-facteurs génétiques
-style de vie
Ils vont influencer la vitesse de progression des déficiences cognitives et des limitations fonctionnelles,
Le niveau d'éducation est un facteur de risque acquis qui peut moduler l'expression de l'ensemble du syndrome démentiel,
-sentiment de maitrise de l'environnement
-sentiment d'efficacité personnelles

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Re: cours de psychopathologie de mme Bergua

Message  yumi le Mar 23 Mar - 23:00

Grand merci à vous deux pour votre efficacité!! Exclamation Very Happy

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Re: cours de psychopathologie de mme Bergua

Message  lepetitfafalou le Ven 2 Avr - 13:34

Je viens de me rendre compte en triant mes cours (il était temps ^^') qu'il me manquait le dernier cours sur la vieillesse (celui de lundi), quelqu'un pourrait-il me dépanner s'il vous plait? A charge de revanche bien évidemment!

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Le dernier cours!!!

Message  Angel le Ven 2 Avr - 13:40

Voilà le dernier cours mais je ne me rappelais plus quand il commençait alors tu dois avoir un bout du cours précédent!! bonne révisions (hé oui c'est repartiii)

Le modèle distingue les :
→ Facteurs de risque = caractéristiques qui sont pré disposantes qui augmentent le risque de maladie et donc de ses conséquences (limitations fonctionnelles et incapacité) : sexe, âge, niveau d’éducation, génétique (allèle epsilon 4), style de vie, vasculaire (hypertension artérielle), nutrition. Ils influencent la vitesse de progression des déficiences cognitives et des limitations fonctionnelles. Pour le niveau d’éducation, il y a 2 hypothèses : facteur de risque acquis qui peut modifier le niveau d’expression du syndrome (niveau de lésion cérébral équivalent, les sujets à éducation élevée franchissent plus tard le seuil de diagnostic de la démence). Il est aussi possible que les sujets plus éduqués prennent mieux en charge les facteurs de risque de démence (suivent d’avantage les recommandations en termes de prévention). On peut ajouter l’inégalité à l’accès aux soins (consultations mémoire en ville par ex).
→ Facteurs intra et extra individuels qui interviennent après l’apparition de la maladie. Ils accélèrent ou ralentissent le processus d’évolution vers l’incapacité.
* intra individuels : stratégies développées par les sujets pour faire face à la maladie comme la routinisation
+ tous les aspects personnels qui aggravent le retentissement de la maladie (ex de la personne isolée)
+ caractéristiques psycho sociales (tendance névrotique, sentiments de maîtrise de l’environnement, d’efficacité personnelle)
+ troubles du comportement
+ présence de dépression (la démence et la dépression s’auto aggravent : la dépression serait antérieure à la démence).
* extra individuel:
+ médicaments (agissent au niveau de la pathologie mais leur effet vont se faire sur les déficiences cognitives),
+ interventions non pharmacologique: par professionnels, participation aux thérapies peuvent être évaluées avant et après (pour voir l'évolution)... ce qui assure la crédibilité de l'intervention (qu'elle soit médicamenteuse ou non pharmacologique).
+ environnement social: soutien social. Soutien à l'aidant (individuel ou en groupe) est réellement efficace car ils trouvent la reconnaissance et ont pas forcément toutes les informations sur la maladie du proche.

Quand une personne ne peut plus préparer ses repas on propose une aide à domicile mais lorsque cette personne peut encore le préparer et qu'on lui offre tout de même ce service, on lui fait perdre cette autonomie plus rapidement qu'en temps normal. Il faut pouvoir proposer des services lorsque c'est réellement nécessaire.

L'importance du bilan neuropsychologique: important à plusieurs niveaux:
→ détection des premiers symptômes de la démence ce qui permet d'établir un diagnostic très précis sur la base d'un profil cognitif très précis et de proposer une prise en charge adaptée.
→ dans le cadre de diagnostics différentiels. Cela permet de différencier un syndrome démentiel débutant et une dépression, ou trouble cognitif isolé et un déficit « normal » chez une personne.
Tous les facteurs vont venir compléter les informations qui sont relatives, les troubles comportementaux qu'elle peut présenter ou pas, la symptomatologie dépressive que peut présenter le patient.
→ le suivi: permet l'adaptation de la prise en charge. Permet de proposer des aides pas trop tôt ou pas trop tard.Permet d'évaluer l'évolution des troubles. De confirmer ou infirmer une orientation diagnostic. Exemple: des personnes qui ont toujours eu des troubles de mémoire. Permet de constater l'efficacité d'un traitement médicamenteux ou non.
→ aide à l'orientation du projet de soins et d'aide en partenariat avec les autres acteurs de santé (gériatre, médecin généraliste...).

Le bilan neuropsychologique dans le cadre de la démence:
On commence par un entretient dont l'objectif principal est d'effectuer l'anamnèse de la personne mais ainsi que récolter des informations. En moyenne un bilan psychologique dure 1h30/2h chez les personnes âgées mais chez les personnes adultes, 3/4h. Expliquer au patient à quoi sert ce qu'il passe et ce qu'il prend. Offre l'occasion à la personne d'offrir un espace d'écoute où elle peut exprimer ses difficultés, sa souffrance, ses ressenti/sa perception des troubles.
Puis on fait un examen des capacités cognitives. Selon les types de démence, les troubles cognitifs et psycho-comportementaux vont être différents car les structures anatomiques altérées sont différentes.
Il y a également un entretien avec l'entourage ce qui permet une aide à l'évaluation des difficultés quotidiennes et des troubles psycho-comportementaux associés à la démence (aide beaucoup lors d'agnosognosique) et également l'évaluation du fardeau ressenti.
Accompagnement dès l'annonce du diagnostic.

III/ Enjeux actuels

La démence est un problème majeur de santé publique. L'enjeu actuel est de favoriser le diagnostic précoce et de qualité ce qui permet de ralentir l'évolution de la maladie et prévenir ses complications mais également de débuter des prises en charges adaptées et plus efficaces selon un travail en réseau avec tous les intervenants de santé. Ne pas sous estimer les plaintes de mémoires.

Démarche diagnostique: Comment repérer les premiers signes?
QPC de thomas antérion et al, 2003.
1.avez-vous ressenti un changement de votre mémoire ds les six derniers mois écoulé?
2.avez-vous l'impression que votre mémoire fonctionne moins bien que celle des sujets de votre âge?
3.Avez-vous ces six derniers mois (et ce, de façon plus importante qu'avant)...
→ ressenti l'impression d'enregistrer moins bien les évènements ou entendu plus svt vos proches dire « je te l'ai déjà dit »...
→ oublier un rendez-vous important...
→ perdu vos affaires plus souvent et/ou plus longtemps que d'habitude...
→ ressenti des difficultés plus grandes à vous orienter...
→ oublié complètement un évènement que vs avez vécu...
→ ressenti l'impression de chercher les mots en parlant (sauf les noms propres)...
→ réduit certaines activités de peur de vous tromper...
→ observé une modification de votre caractère (repli sur soi, une réduction des contacts avec autrui)

Que faire?
Consulter son médecin généraliste ce qui permet un repérage des premiers signes d'un syndrome démentiel et un travail en réseau avec d'autres professionnels.
Consultation mémoire de proximité: localisée au sein de centre hospitalier, associations... Ce qui permet d'établir des diagnostics précis et différencier au stade précoce différents types de pathologies.
CMRR: centre de mémoire de ressources et de recherche (16 en France en 2003). Consultation de recours pour les diagnostic les plus difficiles.
CLIC: Centre local d'information et de coordination

PLAN Alzheimer:

plan 2001-2005 première réponse globale proposée.
Il était centré plus particulièrement sur le diagnostic, la prévention mais aussi sur le soutien des personnes malades et de l'information. Il a permis de multiplier les CMP et d'améliorer l'information grâce aux CLIC. Mettre en place une aide financière pour faire face APA allocation personnalisée d'autonomie (mise en place en janvier 2002 pour toute personne âgée dépendante).

plan 2004-2007 10 objectifs:
→ reconnaitre la MA et maladies apparentées: reconnue comme maladie détérioration à part entière.
→ Mieux prendre en compte les besoins des malades et des familles et mettre en place une offre adaptée.
→ faciliter le diagnostic précoce pour ralentir la maladie mais aussi pour prévenir ses complications
→ mettre en place une politique d'accompagnement renforcée pour les malades à un stade précoce et les familles.
→ mieux accompagner les malades qui vivent à domicile. Création de 13000 places en petite unité de vie (accueil de jour avec activités adaptées).
→ adapter les établissement d'hébergements pour personnes âgées. Reconnaitre la MA et maladies apparentées. Passe aussi par l'adaptation architecturale des établissement.
→ développer la formation des professionnels et d'aider les bénévoles.
→ faciliter la prise en charge des malades en situation de crise.
→ prendre en compte la spécificité des patients jeunes (5% des cas).
→ favoriser les études et la recherche clinique.
Il existe des structures de répit pour les familles (accueil de jour, garde itinéraire, accueil de nuit avec possibilité d'hébergement temporaire)
plan 2008-2012 succède aux deux premiers plans avec des moyens beaucoup plus importants.
Il y a eu une réflexion pluridisciplinaire avec 4 grandes orientations:
→ le malade doit être au coeur de l'action: c'est continuer à la respecter en tant que personne. Concilier besoins et désirs
→ « une vision pour l'Alzheimer » en trouvant les meilleure orientations dans le domaine des sciences humaines. Il y avait une trop grande dichotomie.
→ une intelligence pour la médecine: savoir rechercher l'amélioration constante de l'offre médicale et des pratiques. Par rapport aux sciences humaines, mette en place des programmes individualisés. Une éducation thérapeutique du malade mais aussi de son entourage.
→ un accompagnement du parcours de vie.

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Re: cours de psychopathologie de mme Bergua

Message  carole le Mer 7 Avr - 22:48

4-Approche neuropsychologique dans le cadre de la prise en charge de la démence

Modèle de Verbrugge et Jette (1994):
=>disablement processus ou processus d'évolution vers l'incapacité: modèle qui offre 1 cadre conceptuel pour l'analyse des divers facteurs biomédicaux, psychologiques et sociaux qui interviennent dans l'apparition de l'incapacité quelque soit son origine,
Pour mieux comprendre la dynamique d'évolution d'autonomie fonctionnelle chez les personnes âgées atteintes de démence
Facteurs extra-individuels
Soins médicaux et réhabilitation/ médication/ soutiens extérieurs/
Environnement matériel, physique, social

Trajectoire principale

Pathologie →
Déficits →
Limitations fonctionnelles →
Incapacité →
Démence
Déficience cognitive:
-capacité à mémoriser
-capacité de contrôle

Cognitives:
-se rappeler 1 liste de mots, calculer

AIVQ. AVQ
Facteurs de risque ↑ ↑ Facteurs intra-individuels
caractéristiques démographiques, sociales style de vie et changement de cptmt
de style de vie comportementales, attributs psychosociaux et coping
psychologiques, environnementales,biologiques ( affects positifs, locus of control, adaptation
cognitive) aménagements des activité (fqce,durée...)

pathologie: diagnostics, maladies, blessure, états congénital ou développemental
déficits: dysfonctions et anormalités structurelles dans les systèmes corporels spécifiques musculaires, cardiovasculaires, neurologiques...
limitations fonctionnelles: restrictions dans les actions physiques et mentales de base: se déplacer, monter des escaliers, avoir un langage intelligible, calculer...
incapacité: limitation à effectuer les activités quotidiennes: travail, soins de la maison, soins personnels, loisirs, rencontres avec des amis et des proches, laver, coucher, voyages,,,
-AIVQ: activité instrumentale de la vie quotidienne:
-activités les +complexes
-les+ associés aux instruments
-gestion du budget, prise de médicament, transport, n° téléphone
-AVQ: activité de base
-toutes les capacités
-faire sa toilette, s'habiller, se déplacer

Il s'agit du modèle du « disablement process » que l'on peut traduire par processus d'évolution vers l'incapacité. Il offre un cadre conceptuel pour l'analyse des divers facteurs biomédicaux, psychologiques et sociaux qui interviennent dans l'apparition de l'incapacité quelque soit son origine. Le modèle peut notamment contribuer à mieux comprendre la dynamique d'évolution de la perte d'autonomie fonctionnelle chez les personnes âgées atteintes de démence.
Nous verrons alors où se situe l'approche neuropsychologique dans le cadre de la prise en charge globale de la démence.
L'axe principal suit un continuum, de la pathologie à l'incapacité, en passant par la présence de déficiences et de limitations fonctionnelles, chaque niveau d'incapacité étant relié à l'autre avec des boucles de rétroaction.

On peut ici considérer la pathologie comme toute cause de démence, la +fréquente étant la maladie d'Alzheimer.
Cette pathologie est responsable de déficience des grandes fonctions cognitives comme la capacité à mémoriser ou retrouver des info, ou le contrôle de stimuli parasites.
Ces déficiences entrainant des limitations fonctionnelles cognitives dans les taches cognitives génériques comme se rappeler une liste de mots, calculer, produire un langage intelligible. L'existence de limitations fonctionnelles se traduisent par une incapacité à effectuer des activités de tests globaux tels que le MMSE ou par les tests neuropsychologiques +spécifiques.
Enfin, ces limitations fonctionnelles se traduisent par une incapacité à effectuer des activités de la vie quotidienne, qui peuvent être des activités de base comme la toilette ou l'habillage, ou des activités + complexes comme téléphoner, gérer son budget... cela entraine donc un retentissement sur les activités professionnelles et de loisirs.
Si on reprend les critères de diagnostics de démence, le diagnostic d'un syndrome démentiel dépend donc de la coexistence de déficience et de limitations fonctionnelles cognitives, et de leur retentissement en terme d'incapacités.
L'approche neuropsychologique contribue donc largement à identifier les déficiences et les limitations fonctionnelles cognitives associées aux incapacités dans la démence.

Néanmoins, d'autres facteurs sont en prendre en compte et notamment tous les facteurs de vulnérabilité que l'on a vu préalablement. En effet, ces facteurs peuvent interférer et moduler l'évolution vers l'incapacité, et expliquent les variations interindividuelles par rapport au tableau clinique de démence, et à son diagnostic.
Le modèle de Verbrugge et Jette distingue notamment les facteurs de risque et les facteurs intra et extra individuels.

Facteurs de risque: caractéristiques prédisposantes augmentant le risque de maladie. Il existe plusieurs facteurs de risque ou de vulnérabilité, comme le sexe, l'age, le niveau d'éducation, la présence de l'allèle E4, qui augmentent le risque de la maladie d'Alzheimer mais qui pourraient influencer l'expression du syndrome démentiel, la vitesse de progression des déficiences cognitives et des limitations fonctionnelles, et donc leur impact sur les AIVQ et AVQ.
Le niveau d'éducation est un facteur de risque acquis qui peut moduler l'expression de l'ensemble du syndrome démentiel (les personnes avec un haut niveau d'éducation ont un risque moins important de développer une démence). En fait, à niveau de lésions cérébrales équivalentes, les sujets à haut niveau d'études franchiraient +tard le seuil de diagnostic de la démence. Le retentissement sur les activités de la vie quotidienne serait donc +tardif. Il est aussi possible que les sujets les +éduqués prennent en charge leurs facteurs de risque de démence, notamment l'hypertension artérielle, avec un meilleur accès au soins.
A ces facteurs de risque, Verbrugge et Jette associent d'autres facteurs intra et extra individuels qui interviennent aussi dans le processus d'évolution de la pathologie vers l'incapacité. Ce sont des facteurs qui interviennent après l'apparition de la maladie et qui vont accélérer ou en ralentir ce processus menant de la pathologie à l'incapacité.

Facteurs intra-individuels: stratégies développées (capacités d'adaptation, aménagement des activités) par les sujets pour faire face à la maladie et à ses conséquences.
Il peut aussi s'agir des aspects personnels qui aggravent le retentissement de la maladie, tels sue le mode de vie ou des caractéristiques psychosociales des individus, des modifications du comportement, l'adaptation des activités. Ces facteurs interfèrent avec le niveau de limitation fonctionnelle pour augmenter ou réduire l'incapacité résultante.
Facteurs extra-individuels: se rapportent à toutes les interventions extérieures au sujet pour réduire les difficultés liées à la maladie.
Il peut s'agir des interventions de professionnels de santé, des aidants familiaux de la législation, de la médication des sujets, du réseau social, des structures de santé...Mais ces interventions peuvent aussi aggraver les difficultés liées à la maladie en cas de dysfonctionnement, notamment si l'intervention est inadaptée, ou si la société ne tient pas compte des handicaps des personnes âgées (trottoirs en mauvais état pouvant entrainer des difficultés +importantes de mobilité ou réduire la mobilité chez les personnes âgées...).
Les médicaments agissent au niveau de la pathologie et leur effet est évalué sur les déficiences cognitives, les limitations fonctionnelles et le retentissement sur l'autonomie (importance de l'approche neuropsychologique pour évaluer l'efficacité des traitements...). On mesure l'effet du traitement au niveau des AIVQ et AVQ.
Autres exemples: le traitement des troubles dépressifs, les interventions non pharmacologiques...En effet les interventions médicamenteuses sont efficace dans une certaine mesure, donc il faut faire appel à un autre type d'intervention comme
-le traitement par stimulation cognitive
-la rééducation par un kiné ou par un ergothérapeute
Elles sont évaluées au niveau des incapacités et des limites de fonctionnalité cognitive,
-tous les programmes liés au soutien aux aidants
Ils ont un effet largement supérieur que les traitements adaptés, car ils permettent de mieux comprendre et de mieux faire face à ces troubles et donc retarder une institutionnalisation. Les familles peuvent avoir un comportement mal adaptée involontairement.
Il y a des solutions progressives pour s'adapter progressivement à la personne.

5-importance du bilan neuropsychologique

-détection des 1er symptômes de la démence: (des symptômes démentiels), détections des troubles cognitifs et de leur incidence sur les activités de la vie quotidienne. Permettant un diagnostic précis et donc une prise en charge adaptée (traitement,aides humaines, matérielles, financières...)
-diagnostic différentiel: (depression, démence, trouble cognitif isolé, état confusionnel), en fonction du contexte médico-social du patient, de l'impact du syndrome dépressif sur la cognition, de l'importance des troubles psycho comportementaux, ou encore de la symptomatologie anxieuse et dépressive, très prévalente chez les personnes âgées. Important de faire un diagnostic entre une démence et un trouble cognitif isolé.
-suivi: adaptation prise en charge: dans le cadre du suivi des personnes âgées atteintes de démence ou de pathologie liée au vieillissement, ce suivi permet 1 adaptation de la prise en charge en fonction de l'évolution de la maladie:
-pour évaluer l'évolution des troubles
-pour confirmer une orientation diagnostique
-pour évaluer l'efficace du traitement et de la prise en charge
-pour évaluer l'efficacité des interventions pharmacologiques et non pharmacologiques
-pour aider à l'orientation du projet de soins et d'aide en partenariat avec les autres acteurs de santé (avec au minimum la gériatrie, le neurologue, le médecin, l'assistance sociale, l'ergothérapeute, l'orthophoniste, le psychologue, qui mettent en place ensemble un projet de soins individualisés et adaptés...)

6-le bilan neuropsychologique dans le cadre de la démence

-entretien: anamnèse, info par rapport au bilan, espace de paroles...: le bilan commence par un entretien dont l'objectif principal est d'effectuer l'anamnèse, Au delà de ce recueil de données, il permet également d'expliquer à la personne le but du bilan, son utilité pour elle et son déroulement. Il est important d'expliquer le déroulement. Il est important d'expliquer le déroulement de l'entretien proposé et notamment la passation des tests, des échelles ou des questionnaires que l'on va proposer car ils sont la plupart du temps très anxiogènes. C'est d'autant +important quand la demande ne provient pas directement du patient...
Cet entretien est aussi l'occasion d'offrir à la personne un espace d'écoute où elle peut exprimer ses difficultés, sa souffrance, qu'elles soient ou non en lien avec les troubles cognitifs.
-examen des capacités cognitives: le bilan comprend l'examen des capacités cognitives attentionnelles, du fonctionnement mnésique, des fonctions exécutives et des fonctions instrumentales telles que le langage, les praxis (incapacité d'1 personne à effectuer des gestes sans qu'il y ait problème moteur à la base) et les gnosies (incapacité de reconnaître certains objets, certains visages, certaines personnes).
Les résultats des tests sont interprétés en fonction de normes établies par rapport à l'age des sujets et de leur niveau socio-culturels.
Selon le type de démence, les symptômes (troubles cognitifs et comportementaux) sont différents puisque les structures anatomiques altérées sont différentes.
L'évaluation de ces symptômes permet d'effectuer des diagnostics +fins et +précis, notamment aux stades les +précoces. En effet, à des stades avancés, l'altération des fonctions cognitives devient +générales dans tous les types de démences. En effet, les tableau de détérioration cognitive sont très différentes selon les démences.
-entretien avec l'entourage:
-aide à l'évaluation des difficultés quotidiennes et des troubles psycho comportementaux associés à la démence
-évaluation du fardeau ressenti
-accompagnement de l'annonce du diagnostic

Cette consultation propose donc un bilan psychologique et neuropsychologique:
-mais aussi un entretien avec la famille. Cet entretien est particulièrement important, lorsque la personne est anosognosique, ou a des pertes de mémoire trop importantes...Important de pouvoir recueillir des éléments,suffisants sur l'histoire de vie de la personne, ses antécédents médicaux, ses conditions de vie...
-accompagnement de l'annonce du diagnostic: info par rapport à la maladie et à son évaluation...

III- Enjeux actuels:

démarche actuelle:
La démence est la préoccupation majeur auquel il est important d'agir au +vite.
L'enjeu actuel est de favoriser le diagnostic précoce et sa qualité.
-ralentir l'évolution de la maladie et prévenir ses complications
-débuter des prises en charges adaptées et +efficaces
Il est important de savoir repérer les 1er signes et de ne pas minimiser les troubles de mémoire.
Selon un travail en réseau avec tous les intervenants de santé.

Démarche diagnostique, comment repérer les 1er signes?
Questions que l'on peut se poser:
-avez vous ressenti un changement de votre mémoire dans les 6derniers mois écoulés?
-avez vous l'impression que votre mémoire fonctionne moins bien que celle des personnes de votre age?
-avez vous ces 6derniers mois (et ce de façon +importante qu'avant):
RESSENTI l'impression d'enregistrer moins bien les évènements ou entendu +souvent vos proches dire « je te l'ai déjà dit! »?
OUBLIE 1rendez vous important?
PERDU vos affaires +souvent et/ou +longtemps que d'habitude?
RESSENTI des difficultés +grandes à vous orienter?
OUBLIE complètement 1 événement que vous avez vécu?
RESSENTI l'impression de chercher les mots en parlant (sauf les noms propres)?
REDUIT certaines activités de peur de vous tromper?
OBSERVE une modification de votre caractère (repli sur soi, réduction des contacts avec autrui?

Que faire?
-consulter son médecin généraliste:
-repérage des 1er signes d'1 syndrome démentiel
-travail en réseau avec d'autres professionnels
-consultation mémoire de proximité:
-établir des diagnostics précis
-différencier au stade précoce les différents types de pathologies
elles sont de +en+nombreuses dans les départements, ce qui permet 1diagnostic rapide et 1prise en charge +tôt.
-Centres Mémoire de Ressources et de Recherche (CMRR):
assurer, dans le domaine de la maladie d'Alzheimer et des maladies apparentées, la coordination et l'organisation de l'enseignement, de la recherche et des soins en concertation avec les "Consultations Mémoire" de la région.
-Centre Local d'Information et de Coordination (CLIC):
lieu d'accueil et d'information pour les personnes âgées et leur entourage. La circulaire du 18 mai 2001 précise que le CLIC est conçu comme un dispositif de proximité dédié en priorité aux usagers. Il assure un accueil personnalisé gratuit et confidentiel quelle que soit l'origine de la demande, qu'elle émane de la personne âgée, de sa famille, des services sociaux, du médecin traitant, d'une structure médico-sociale ou hospitalière...

IV- plan Alzheimer:
Plan Alzheimer 2001-2005
-1ere réponse globale par rapport à la DTA
-centré sur le diagnostic, la prévention, le soutien et l'info
-présenté en octobre 2001
-actions mises en place (CMP, CLIC, Allocation personnelle d'autonomie (APA, mise en place depuis juillet 2001))

Plan Alzheimer 2004-2007
-reconnaitre la MA et maladies apparentés
-mieux prendre en compte les besoins des malades et des familles et mettre en place 1offre adaptée
-faciliter le diagnostic précoce
-mettre en place 1politique d'accompagnement renforcée pour les malades à 1stade précoce et les familles
-mieux accompagner les malades qui vivent à domicile
-adapter les établissements d'hébergement pour personnes âgées. Reconnaître la MA et maladies apparentées.
-développer la formation des professionnels et aider les bénévoles
-faciliter la prise en charge des malades en situation de crises
-prendre en compte la spécificité des patients jeunes
favoriser les études et la recherche clinique

Plan Alzheimer 2008-2012
-succède aux deux 1er avec moyens++
conçu et élaboré par 1commission d'experts de différents horizons, qui sait d'abord prendre en charge la personne le +normalement possible
-réflexion pluridisciplinaire
-4 grandes réflexions:
« le malade est au cour de l'action »
« 1 vision pour l'Alzheimer », 1objectif commun que puisse fédérer les chercheurs pour faire avancer la prise en charge, favoriser 1vision commune
« 1 intelligence pour la médecine », rechercher 1amélioration constante de l'offre médicale et des pratiques, pour 1 réflexion collective
« 1 accompagnement du parcours de vie », prise en charge personnalisée et évolutive
Ce plan s'attache à l'aide aux aidants, nouveaux métiers comme les coordinateurs aux soins, pour gérer les +compliquées au domicile de la personne, et les coordinateurs de prévention, pour agir en prévention d'1 crise, pour mission de prévenir le +en amont possible, d'éviter des situations difficiles.

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