cours psychopathologie m. bergua

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cours psychopathologie m. bergua

Message  clamatis le Mar 16 Mar - 14:26

bonjour,

quelqu'un pourrait il mettre les trois cours de psychopatho de mr bergua en ligne ?

merci beaucoup

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Re: cours psychopathologie m. bergua

Message  Vilfried le Mar 16 Mar - 16:21

c'est pas un monsieur ^^'

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Re: cours psychopathologie m. bergua

Message  clamatis le Mar 16 Mar - 16:43

ah ! pardon, je ne peux pas y assister c pour ca !! mais quelqu'un aurait le cours quand meme ?!

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Cours 1 de Mme Bergua

Message  Chirol le Mar 16 Mar - 21:59

La vieillesse : approche neuropsychologique

I) Qu’est ce que la vieillesse ?

1. Réflexions autour du vieillissement et de la vieillesse

Il n’existe pas de critère de vieillesse objectif.
La vieillesse est un état, c’est la dernière période de la vie caractérisée par des modifications atrophiques des tissus de l’organisme.
Le vieillissement est un processus psychologique que toute personne subit dès sa naissance.
On distingue différents âges dans la vieillesse : le 3ème âge et le 4ème âge qui débute à partir de 80-85 ans.
L’âge est chronologique mais deux personnes du même âge peuvent ne pas avoir le même âge au niveau psychologique.
Simone de Beauvoir disait « la jeunesse c’est le temps qu’il reste à vivre ».

Il existe différents critères pour définir l’âge :
- l’âge chronologique
- l’âge social qui se réfère au rôle, au statut, aux habitudes de la personne par rapport aux membres de la société. Il est déterminé par les normes et la culture (retraite).
- L’âge biologique qui définit les organismes sur la base de la qualité des tissus selon un processus de maturation biologique et les influences exogènes. L’âge biologique est caractérisé par la globalité des changements fonctionnels de l’organisme qui commencent vers 65 ans.
- L’âge psychologique qui correspond à la capacité d’adaptation d’un individu, à ses réactions subjectives et à son image propre. Il est relatif aux compétences mentales que la personne peut mobiliser en réponse aux changements de l’environnement. Cet âge va dépendre de la variabilité inter et intra individuelle à s’adapter.

Les différentes façons de définir l’âge sont trop réductionnistes si on les prend indépendamment. On ne peut pas définir la vieillesse sans prendre en compte les influences culturelles, sociales, historiques…

Singer (1981) a défini l’âge fonctionnel qui serait une interaction de l’âge biologique, psychologique et social.
Dans un développement normal, l’âge chronologique serait le même que l’âge fonctionnel.
On peut mesure son âge fonctionnel ou biologique soi-même avec des petits tests :
- test d’élasticité de la peau : pincer la peau de la main et regarder le temps
qu’elle met pour se détendre.
- Test de la règle : tenir une règle et la faire tomber, l’autre doit la rattraper. Ce
test mesure le temps de réaction qui augmente avec l’âge.
- Test de l’équilibre statique : il faut se mettre pied nu, fermer les yeux et lever
un genou et on mesure le temps que l’on tient en équilibre.

La vieillesse est une phase du développement où s’accentue les différences interindividuelles sous tous les angles et cela est du à divers facteurs comme la santé, les conditions de vie, le style de vie, les activités qui déterminent beaucoup mieux que l’âge dans quelle mesure une personne conserve ses capacités mentales et son autonomie.
Dans nos sociétés la vieillesse est définie implicitement par la notion de santé notamment parce que les recherches actuelles montrent que la vulnérabilité aux pathologiques augmente avec l’âge.

2. Les facteurs de vulnérabilité chez les personnes âgées

Ils concernent la santé mentale et les psychopathologies.

• Les troubles mentaux : anxiété et dépression.
¼ des personnes âgées présenteraient un trouble mental.
La dépression concerne 8 à 20% des personnes âgées vivant à domicile et 37% des personnes âgées en institution.
Pour ce qui concerne l’anxiété, on peut dire que la vieillesse amplifie les troubles anxieux déjà présents mais est aussi propice à son émergence.
L’anxiété peut augmenter la vulnérabilité d’un sujet à une maladie physique. Par exemple, la peur de chuter peut entraîner une restriction de la mobilité et de l’exercice physique et ainsi provoquer des maladies cardiovasculaires. Mais les maladies physiques peuvent produire l’anxiété mais il faut également noter que certains médicaments ont pour effet secondaire l’anxiété (hypertenseurs et antidépresseurs). L’anxiété peut aussi être associée au déclin des facultés cognitives.
Les outils d’évaluation de l’anxiété ne sont pas toujours adaptés pour les personnes âgées. Il existe le même type de problème pour évaluer la dépression chez les personnes âgées, les méthodologies sont insuffisantes. On ne prend pas assez en compte les lieux de résidence (domicile ou institution).
Il y a également un problème au niveau du diagnostic, en effet il faut arriver à faire la part entre les facteurs liés à la vieillesse et ceux liés à la dépression.
Helmer a estimé en 2004 que seul 15 à 50% des personnes âgées déprimées étaient diagnostiquées et donc que tous les autres n’étaient pas pris en charge.
L’évaluation est difficile car il y a une importante co morbidité avec l’anxiété et la dépression mais aussi avec d’autres pathologies. Ces problèmes peuvent être à la fois cause et conséquence du trouble dépressif.

 L’anxiété et la dépression ont de nombreuses implications par rapport à la vulnérabilité psychique, physique, cognitive et sociale. Elles peuvent entraîner des troubles cognitifs, augmenter la vulnérabilité sur le plan social et la personne participe moins aux interactions sociales.
On ne peut pas considérer un seul facteur.
La qualité de vie subjective correspond au bien être, à la santé subjective, à la satisfaction à l’égard de la vie. Près de 10% des personnes âgées de 65 ans et plus s’estiment en mauvaise santé ou en très mauvaise santé.
L’aspect subjectif doit donc être pris en compte autant que l’aspect objectif.

• Le déclin cognitif
L’âge influe sur des processus psychologique et cognitifs. Des capacités cognitives comme la mémoire, les fonctions exécutives se déclinent avec l’âge. Mais il y a des différences liées à l’âge dans le fonctionnement cognitif normal ou pathologique qui s’explique par :
- des facteurs sociodémographiques comme le niveau d’éducation qui
correspond au Certificat d’Etude Primaire chez les personnes âgées. Il faut pouvoir se référer à un groupe d’âge et un niveau d’éducation.
- Le facteur sexe notamment pour les tests visuo-spatiaux.
- Le style de vie c'est-à-dire les activités.
- Les facteurs génétiques qui peuvent être déterminants dans certaines maladies.
- La santé et la santé subjective (dépression…)
- Les facteurs médicaux.
- La motivation de la personne à passer les tests et faire un entretien. Les
conditions de passation sont très importantes (environnement, connaissance préalable des tests…).
Tous ces facteurs peuvent moduler l’impact du déclin cognitif soit en accentuant la vulnérabilité des sujets, soit en la diminuant ou en la compensant. Ces phénomènes de compensation sont aussi appelés capacité de réserve cognitive et sont liés aux types d’efforts cognitifs exercés au cours de la vie et peuvent même masquer un début de démence pendant plusieurs années.
Notons qu’il faut bien distinguer le déclin cognitif dans un vieillissement normal et pathologique. A partir du moment où le déclin influe sur les activités de la vie quotidienne, le déclin cognitif est pathologique.
Dans un vieillissement normal les capacités cognitives sont légèrement altérées mais avec une autonomie préservée. Alors que dans un vieillissement pathologique, les processus cognitif sont altérés et cela est accompagné d’un ralentissement significatif sur les activités de la vie quotidienne.

 L’approche neuropsychologique fait partie intégrante de la psycho gérontologie notamment lorsqu’on est confronté à des diagnostics différentiels entre dépression et démence, anxiété et démence, plainte cognitive et démence…

• Incapacités physiques et fonctionnelles
Avec l’âge, de plus en plus d’incapacités physiques et fonctionnelles peuvent être liés à d’autres pathologies neurodégénératrices, à des troubles mentaux, des cancers… Ces problèmes d’incapacités sont très importants car ils impliquent une dépendance aux autres et une perte d’autonomie. Ils ont un impact majeur sur la vulnérabilité des personnes âgées.

• Evènements de vie
La perte d’un proche, de son conjoint, un déménagement peuvent entraîner une vulnérabilité chez la personne. Par exemple chez les personnes en couple depuis très longtemps, certaines habitudes compensent des incapacités ce qui pose des problèmes pour les évaluations. A la perte du conjoint, les problèmes masqués sont mis en lumière ce qui fait augmenter la vulnérabilité des personnes. Certaines études montrent que les sujets mariés sont plus optimistes pour leur santé.

• Le soutien social
Il a un impact sur la santé et la qualité de vie. L’isolement social des personnes âgées est très fréquent.

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