élaboration de la subjectivité chez le bébé cours2

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élaboration de la subjectivité chez le bébé cours2

Message  loa le Ven 5 Fév - 20:21

Comment l'enfant accède à l'objet?
Freud part du fait que l'enfant est en détresse, qu'il est soumis à des pulsions.
pulsion : poussée somato-psychique. Elle a un but, une source et un objet.
Au début, les pulsions concernent la zone buccale. L'enfant ressent des tensions car il ne peut pas expliquer les tensions qui l'oppriment.
Juste après la naissance, il y a proximité entre la mère et le bébé qui est proche de l'état intra-utérin. la mère va être sensible à ses réactions et va pouvoir calmer le bébé. Freud parle de période anaclitique. Cela traduit l'état de dépendance du bébé à l'égard de sa mère. la mère constitue le 1er objet pulsionnel du bébé à travers son sein. Cet objet pulsionnel va satisfaire le désir de faim et va procurer du plaisir au bébé. La mère est alors considérée comme un objet partiel.
Le besoin physiologique oral fournit un plaisir auto-érotique qui va petit à petit se détacher de l'objet. Mais c'est en prenant appuie sur l'objet partiel que le bébé construit cette relation d'objet. Le but pulsionnel d'abord relié à un besoin organique se détache de ce besoin pour aboutir à une stimulation auto-érotique. Durant cette période où l'enfant construit fantasmatiquement l'objet, il se vit comme tout puissant. On parle de toute puissance narcissique primaire.
La conscience de l'existence de l'objet total se fait par la frustration, à partir de l'absence de la mère, de la non-réponse de la mère. Le bébé ressent une frustration, il ressent un déplaisir qui se focalise sur l'objet. C'est parce qu'il y a un manque que l'objet apparait.
Pour Freud, l'objet maternel prend forme à partir du besoin physiologique. L'enfant n'a pas conscience de ce qui se passe autour de lui et se sent uni à l'objet. Freud note l'importance des attitudes de la mère vis-à-vis du bébé. Ces attitudes sont déterminantes pour le bon développement du bébé. La frustration est maturante et permet l'accès à la pensée symbolique (capacité de faire le lien entre 2 signification).
Freud explore aussi la permanence de l'objet par l'observation du jeu de la bobine. Il observe son petit-fils de 11 qui joue avec une bobine. Il la jette et tire sur le fil pour qu'elle revienne. Freud interprète ce jeu comme un mécanisme de substitution visant à surmonter l'anxiété produite par le départ de la mère. Ainsi, le bébé exerce un pouvoir sur l'objet. Le bébé déplace l'angoisse interne en excitation externe. La situation est maîtrisée par le bébé. Il y a une élaboration mentale qui transforme la réalité physique en une réalité subjective.
Petit à petit, la mère est perçue comme différente de lui. Simultanément dans la relation mère/bébé les échanges se multiplient. La mère devient un objet total et permanent avec laquelle il entretient une relation ambivalente : une mère qui apporte du plaisir et du déplaisir, une mère aimante et frustrante.
Les intéractions précoces sont déterminantes pour le développement du bébé. L'objet maternel a pour fonction de réguler l'angoisse. Les difficultés ultérieures de l'enfant sont attribuées à des carences initiales de la relation mère/enfant.

2. Clivage de l'objet (M.Klein)
Elle observe beaucoup les bébés dont les siens. Elle soutient l'idée qu'on peut faire une psychanalyse chez l'enfant. La séance psychanalytique doit s'appuyer sur le jeu et le dessin. L'enfant traduit par un mode symbolique ses fantasmes, ses désirs, son vécu. Elle construit une théorie qui insiste sur la précocité du fonctionnement psychique du bébé et accorde une place importante à la période pré-oedipienne. Pour elle, tout se joue entre la 1ère et la 2e année de la vie.
Les sensations physiques et les émotions qu'elles provoquent sont la source des pulsions corporelles et sont à l'origine des fantasmes. L'enfant subit un traumatisme à la naissance et apparaît une angoisse de persécution. Dès la naissance se construit un Moi archaïque. Cette angoisse de persécution fait que le 1er objet est ressenti comme hostile. Quand l'objet partiel fournit une gratification il est fantasmatiquement pour l'enfant le "bon sein" et quand il est frustré il est le "mauvais sein". Le mécanisme de défense de l'enfant met en place le clivage de l'objet en bon et mauvais objet. Le bon objet est introjecté et contribue à fabriquer l'image d'une mère aimante alors que le mauvais objet est projeté vers l'extérieur et permet l'élaboration d'une image maternelle négative. Klein parle de période schizo-paranoïde. Cette phase se déroule pendant les 6 premiers mois. C'est dans les 6 mois suivants que l'enfant peut unifier l'objet. Il va découvrir que c'est le même objet qui est à la fois bon et mauvais. L'enfant va avoir le fantasme de mettre à mal l'objet. La mère est la destinataire des sentiments de l'enfant. Le sentiment de toute puissance lui donne le sentiment de pouvoir agir sur l'objet. L'enfant a une angoisse quand la mère n'est pas là car il pense que ce sont ses sentiments hostiles qui ont endommagés la mère. Durant cette période dépressive, l'enfant donne des objets pour limiter le sentiment de perte de l'objet. L'enfant se tourne alors vers le père et va supporter les absences de la mère.
C'est parce qu'on fonctionne sur l'ambivalence que l'objet apparaît. L'ambivalence des sentiments permet l'accès à l'objet qui n'est jamais totalement mauvais ni totalement bon.
Dès la naissance, il y a conflit entre les pulsions. Quand l'enfant accède à l'objet, il se considère comme une unité et prend conscience de soi.

3. L'espace transitionnel (D.Winnicott)
C'est un psychanalyste, il s'appuie sur Freud et Klein. Il pratiquait la vulgarisation de la psychanalyse par de ouvrages. Il a beaucoup participé au développement des structures d'accueil des enfants. il accorde une importance fondamentale à l'affectivité dans ses formes conscientes et inconscientes.
Quand la mère s'adresse au bébé réel, elle s'adresse aussi au bébé imaginaire (pour elle) qui est en lien avec sa propre histoire infantile.
Il utilise une méthode clinique psychanalytique mais il observe aussi les enfants notamment avec les jeux. On a les jeux d'expression libre (play) et les jeux avec des règles (game). Il met en place le squiggle-game qui se situe entre le play et le game.

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Re: élaboration de la subjectivité chez le bébé cours2

Message  loa le Ven 5 Fév - 23:45

le cours est pas tout à fait entier j'ai pas eu le temps de tout taper mais je le fais ce week end, lundi au plus tard cat

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Message  loa le Lun 8 Fév - 11:10

Il met en place le squiggle-game qui se situe entre le play et le game. Il propose à l'enfant de faire un dessin. L'enfant et le thérapeute dessinent alternativement en reprenant le tracé précédent de l'autre. L'enfant est amené à occuper l'espace feuille. Il se met en place la capacité de l'enfant à construire une relation d'ordre transitionnel. L'enfant créé un objet qui lui appartient (dessin) mais qui appartient aussi à l'autre.
Winnicott porte une très grande attention aux soins portés à l'enfant, à la relation mère/enfant mais aussi à la relation famille/bébé. Il sollicite le groupe familiale à l'égard de l'enfant en difficulté.
"Le potentiel inné d'un enfant ne peut devenir un enfant que s'il est couplé à des soins maternels". Il met l'accent sur les capacités de la mère à prévenir les agressions internes du ça et du monde exterieur. Le bébé ne peut pas tolérer seul ces agressions, il faut que la mère les filtre. Elle a une fonction de pare-excitation. Winnicott appelle cela la préoccupation maternelle primaire (P.M.P). Cela correspond à la capacité de s'identifier avec empathie à l'enfant. C'est parce qu'elle peut s'identifier à l'enfant qu'elle est une mère "suffisamment bonne". Cette capacité est indispensable pour le développement du bébé. Cette mère "suffisamment bonne" va se suppléer au moi non encore élaboré du bébé. elle doit contribuer à l'éveil du plaisir du bébé. Cette préoccupation maternelle va se traduire par sa façon de sourire, de parler, de maintenir le bébé. La mère doit se détourner de ses préoccupations pour se concentrer sur le bébé. On parle de maladie mentale temporaire de la mère durant cette période pour décrire l'état de la mère par rapport au bébé.

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Re: élaboration de la subjectivité chez le bébé cours2

Message  loa le Mar 2 Mar - 17:36

est ce que quelqu'un aurait le 3e cours? merci et bonnes vacances flower

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Cours 1 et 3! Il me manque le deuxième cours!

Message  Barbara le Mar 2 Mar - 20:41

Psychologie du développement affectif:

Elaboration de la subjectivité chez le bébé: les premiers liens.

=> Qu'est-ce qui se passe pour qu'aboutisse une relation? Qu'est ce qui fait surgir des processus qui permettent de construire cette relation par la suite?
Perspective clinique psychanalytique.

Chapitre I: Introduction.

I/- Théories et pratiques historicisées:
Au cours du XX° siècle, on va constater des changements de théories et de pratiques, tant et si bien que toute théorie doit être située socialement et culturellement. Théories et pratiques issues de recherches articulées à une conception de l'être humain et donc aussi de l'enfant.
Selon les périodes et les cultures, l'enfant n'est pas représenté selon les mêmes modèles, les mêmes schémas. Les considérations sur l'enfant, les compréhensions de l'enfant et ce qui nous faisons de l'enfant sont partagés, admis dans un groupe social déterminé.
Les analyse en psychologie à propos de l'enfant sont corrélées à la façon d'être adulte, parent ou éducateur. De plus, elles dépendent des valeurs, des normes, des représentations culturelles qui sont en vigueur dans le contexte d'étude.
=> Le contexte socio-culturel induit une façon de penser l'enfant.
Dans les années 70-80, les mères lisaient F. Dolto, qui avait réussi à vulgariser la psychanalyse, pour savoir comment s'y prendre avec leurs enfants. Par la suite, cela dérive à cause de la mauvaise interprétation de certains propos de F. Dolto.
Perceval et Lallemand dans "L'art d'accommoder les bébés" ont montré que les conseils de puériculture fluctuent avec le temps, les époques. A tout époque quoi qu'on fasse avec l'enfant, on dit que c'est pour son bien.

II/ - Intérêt scientifique pour le bébé:
Le bébé est très difficile à appréhender. Le psychologue face au bébé se trouve dans une situation étrange, même si c'est déjà le cas face à un adulte où la rencontre suscite du transfert et du contre-transfert. A l'égard du bébé, l'infantile enfoui dans le psychisme du psychologue se réactive. De plus, il y a une certaine difficulté en ce qui concerne la neutralité. Le chercheur doit énormément interpréter.
L'intérêt scientifique pour l'enfant s'est décuplé ces dernières décennies ( revues, travaux scientifiques sur le fœtus... ). Ces dernières années ont a évacué les images du bébé passif, amorphe. Ex: Pendant des décennies on a opéré des bébés sans anesthésie parce qu'on pensait qu'il ne ressentaient rien. On parle aussi du mythe du bébé, c'est à dire qu'on se demande qu'elles sont ses compétences, son intelligence, ses capacités = l'expertise du bébé. Ces dernières années, amènent un regard plus aigu sur les potentialités d'expression, d'interaction, de réactivité et d'apprentissage du bébé.
Tout ces travaux sont corrélés à un contexte socio-culturel. A des éléments sociaux qui ont une influence sur la façon d'appréhender le bébé: contraceptions, contrôle des naissances, individualisme ( les parents se sentent propriétaire du bébé ), le formes familiales, l'autonomie économique et sociale des femmes, la présence accrue des pères dans la dyade mère-enfant. Sans compter que les sociologues de la famille ont remarqué que les familles ne fonctionnent plus sur l'alliance mais tourne autour de l'enfant qui est un point d'encrage.


III/ - En l'enfant, un projet adulte.
Dès le XX° siècle jusqu'à maintenant, les travaux sur l'enfant vise l'adulte dans le sens qu'il est les prémices de ce que sera l'adulte. L'éducation de l'enfant est corrélé avec une vision sociale. Quelle société d'adultes veut-on? Ex: J.B. Watson, psychologue américain fondateur du béhaviorisme explique comment fabriquer l'adulte idéal à partir d'un enfant. Les réflexes conditionnés peuvent induire des comportements. Tout aspect de la personnalité adulte est le résultat d'un conditionnement expérimental issu de stimulation appropriés. Pas de différence animal et humain. Le conditionnement viendra modifier les réactions primaires.
=> Cas du petit Albert ( 8 mois ).
Association barre de fer qui fait du bruit en tombant avec des objets => l'enfant crie.
Dans un second temps, seulement présentation des objets: l'enfant crie.
=> Selon Watson c'est un "exemple parfait de réponse de peur conditionnée totale telle que la théorie a pu le concevoir". En gros, il dit qu'il faut dresser l'enfant d'une certaines manières. De nombreux stimulus précis feront naître des comportements conditionnés chez l'enfant et qui perdureront chez l'adulte.

IV/ - La dimension affective.
Déterminante selon beaucoup de points:
Quand le bébé nait, il est dans un état d'inachèvement: néoténie qui induit une dépendance et ceci durant de nombreuses années, dépassant la maturation biologique.
Consolidation et émergence des liens affectifs que créer cette dépendance. Quand celle-ci s'achève les liens perdurent.
L'hérédité va être modulée et contrariée par les sollicitations de l'environnement.
Les besoins du tout petit ne se limitent pas à des besoins physiologiques et matériels.
Position et fonctionnement déterminant de la mère dans le développement de son enfant. Les qualités réactives de la mère rentrent en compte dans le développement. Le développement du bébé va dépendre de la présence permanente de l'adulte. Cette dépendance totale permettra la construction psychique du bébé.

V/- Quelques concepts.
- Cérébral: fonctionnement du cerveau, maturation biologique.
- Le mental: renvoie à la pensée, pouvant aller jusqu'à l'intellectualisation, les représentations en font partie.
- Le psychisme ou appareil psychique: correspond à une instance où sont localisés les processus inconscients. Lieu où sont reçues et traitées les excitations internes et externes. Mécanismes non pensés qui sous-tendent notre perception, notre conscience de nous-mêmes mais aussi de celle que l'on se fait de l'autre.
- Affect: désigne les émotions, les sentiments et les passions. Ils s'expriment à travers les plaisirs et les déplaisirs. De plus les affects fondent et structurent l'unité du psychisme. L'affect est intra-psychique alors que l'affectivité renvoie à quelque chose qui se construit dans les relations, ente autre mère/bébé.

MANQUE LE DEUXIEME COURS

Chapitre II: L'émergence de l'objet.

III /- L'espace transitionnel:
Winnicott: pédiatre psychanalyste d'enfant, il utilise l'approche clinique pour observer les enfants. Et plus précisément la dyade mère/bébé. Ce qui lui importe c'est la signification de ce que l'on voit, au niveau imaginaire, des représentations.
Vulgarisation de sa théorie, il en a rendu compte au grand public.
Importance du rapport mère/bébé, pour lui, l'un ne va pas sans l'autre.
Il appartient au courant britannique dont le chef de file est M. Klein.
Sa théorie repose sur des observations, en situation thérapeutique. Il va faire des psychothérapies / psychanalyses mère/bébé. La différence psychothérapie / psychanalyse: psychanalyse suppose nombres de séance très rapprochée, cadre particulier...
Il a aussi pour idée que le groupe familiale à une fonction de d'accompagnement thérapeutique pour le bébé en souffrance. Mais pas des thérapies familiales.
Il sollicite le bébé avec des jeux qui constitue une part importante de la dynamique thérapeutique.
Deux types de jeux: "play" et "game".
"Game": un jeu organisé avec des règles. Alors que "Play": plutôt forme d'expression libre.
sa méthode qu'il appelle le "Squiggle game": il prend une feuille de papier et il propose à l'enfant à jouer avec lui. "Je dessine une forme, tu en dessines une. Je modifie ta forme, tu modifies la mienne." "Squiggle: gribouillis. Totalement abstrait.
Au fur et à mesure du dessin le thérapeute et l'enfant parle. S'instaure alors une interaction entre le thérapeute et l'enfant. Pour W. cela lui permet de percevoir la capacité de l'enfant à construire une relation d'ordre transitionnelle. Capacité à créer un objet d'échange qui appartient à l'enfant et qui appartient à l'autre. W. met l'accent sur l'entourage de l'enfant, mais pour lui l'entourage est déterminant. Car l'enfant est dépendant de ces personnes. Il pense donc que l'entourage détermine.
"Le potentiel inné d'un enfant ne peux devenir un enfant que s'il est couplé à d es soins matériels."
( De la pédiatrie à la psychanalyse. Winnicott. )
Pour lui, "un bébé ça n'existe pas": car pour lui un enfant n'existe que dans la relation à sa mère.
Toute théorisation sur l'enfant doit être une théorisation sur les liens de l'enfant à ses proches et à sa mère en particulier. On ne peux pas regarder un bébé tout seul, sa vie affective dépend de l'autre.
Il met l'accent sur la capacité de la mère à réagir de manière adéquate aux besoins, aux désirs de son enfant. ( Distinction besoin / désir. Besoin: plutôt ordre matériel, besoin de manger. Désir: plutôt pulsion et plaisir. )
Il va insister sur le fait que la mère est censée prévenir les agressions internes du "ça" de l'enfant, et aussi de prévenir les agressions du monde extérieur: Qui sont des agressions insupportables pour le bébé puisqu'il ne peut leur donner de sens. Cette capacité de la mère à s'ajuster à son enfant, W. va l'appeler la "préoccupation maternelle primaire" ( La PMP. ). Cette PMP correspond à la capacité de la mère à s'identifier à son bébé et voir plus, avant la naissance. La mère à cette sensibilité aiguë particulier à son bébé en devenir qu'elle conserve quelques mois après la naissance du bébé. Ce qui fait d'elle: une mère "suffisamment bonne" . Cette fameuse PMP est indispensable au devenir du bébé, parce que grâce à cette capacité la mère supplée au "moi" de son enfant pas encore élaboré. En effet la mère est supposée pouvoir contribuer à la sensation de plaisir chez l'enfant. Or cette empathie maternelle ( identification projective ) suppose que la mère renonce à certains de ses désirs aux profits de son enfant, cela suppose qu'elle tourne ses intérêts vers l'enfant. Pour W. si ça ne peut pas fonctionner, alors le "moi" de l'enfant risque de rester immature. Cette PMP se traduit par la façon dont la mère s'occupe de son bébé, la façon dont elle lui parle, lui sourit, le regarde...
W. va même dire à propos de cette PMP la mère vit quelque chose comme une "maladie mentale temporaire", ( transparence psychique maternelle. M. Bydlowski ).
Mais ressituer les théorie dans leur contexte sociale.
W. mettant l'accent sur la mère souligne que la mère à une fonction de miroir pour son enfant.
Il part d'une question: " Que voit le bébé quand il tourne le regard vers le visage de mère?"
Ce qu'il voit c'est lui même. Quand la mère allaite son bébé, il reçoit des informations du visages de la mère, il perçoit l'humeur de sa mère. Il perçoit le bien être de la mère mais ce bien être que le visage de la mère reflète est en fait les humeurs du bébé. Pour W. cette expérience perceptive va permettre à l'enfant d'accéder aux processus de différenciation. Les mères peuvent induire un comportement de retrait lorsque la mère est "absente" psychiquement, position de repli si cela se prolonge. Dépression de la mère induit souvent dépression du bébé. Cela induit à l'enfant une "difficulté à être" puisqu'il ne se perçoit plus dans la mère.
Si cela se prolonger, W. diagnostique un risque de dégénérescence de la capacité créative et développementale de l'enfant. Sans reflet, l'enfant ne peut accéder à l'échange.
W. repère 3 grandes situations dans le maternage qui sont indispensables à l'enfant et qui dépende de cette PMP: - Holding: activité de soutien, de maintien physique et psychique. Cela fait référence à la façon dont l'enfant est tenu, porté par sa mère. Cette manière dont elle le soutient va favoriser le passage de l'état psychique d'indifférenciation à celui d'unité d'intégration. C'est à cette condition que le moi pourra se distinguer du non-moi. Ce qui va permettre à l'enfant d'accéder au sentiment d'unité corporelle et psychique.
La mère doit faire évoluer ce phénomène de holding en fonction de l'âge du bébé: pas le même comportement à 2 ans qu'à 4 ans.

- Handling: Correspond aux façons de manipuler le bébé, façons de provoquer ou soutenir les sensations corporelles, façon de toucher le bébé qui permettent l'installation de la psyché dans le soma. ( renvoie aux éléments de représentations psychiques du corps. )Le Handling va soutenir le "Moi-peau" ( concept de Didier Anzieu. pédopsychiatre psychanalyste )
- Object presenting: savoir faire spontané de la mère qui va permettre à l'enfant d'avoir l'illusion d'agir sur le monde, de le transformer. Cela peut se traduire par la façon de présenter de manière approprier l'objet à l'enfant. Présenter l'objet sans frustration massive mais aussi sans précipitation ni contrainte. C'est la mère qui introduit l'enfant aux premières relations objectales. La façon de faire de la mère suppose à la fois des gratifications et aussi à la fois un peu de frustration. La mère donne à l'enfant l'impression de découvrir les choses par lui même.
Toujours dans l'interaction et surtout avec la parole, le ton, la prosodie de la mère.
Cela permet à l'enfant d'accéder à la "capacité d'être seul", car en effet ces expériences pour le bébé lui permettent de construire le sentiment d'exister en tant qu'entité différenciée: Self.
Cela lui permet d'accéder au symbolisme, de pouvoir penser en images et en mots.
Cela se déroule en trois phases pour W.
Depuis la naissance jusqu'à 2 ans.
1ère phase: de dépendance absolue: aux soins maternelles, à la mère. Période fusionnelle. ( jusqu'à 5 mois )
2ème phase: de dépendance relative: ( entre 6 et 12 mois ) Ou l'enfant se différencie progressivement de sa mère. Et le besoin qu'il a de sa mère devient conscient.
3ème phase: Au delà des 12 mois: Phase d'indépendance et de socialisation.

Ce soi, Self: conscience de soi. Au début le Self déjà une unité différenciée ( de l'extérieur, de l'objet ) Le self se met en place grâce aux expériences de l'enfant. Le comportement maternel ne vient jamais combler totalement les besoins, subit toujours des frustrations. Toujours un écart entre le désir du nourrisson et le désir de la mère. Mais dans certains cas la mère peut être incapable de répondre à son enfant, le maternage peut être défectueux. Il peut arriver que la mère réponde aux besoins du bébé en fonction de ses besoin et de ses désirs à elle. Il peut arriver que la mère se substitue au désir de son enfant.
Position de soumission qui va induire chez l'enfant un faux-self. Le faux-self a une fonction défensive, il protège le vrai self. Mais c'est une forme pathologisante. Pour que le Self puisse s'installer il faut que la mère parvienne à jouer ce fameux rôle affectif de miroir, cette capacité à présenter le monde à l'enfant à "petites doses".

Dans cette situation, se construit entre la mère et le bébé un espace, aire transitionnelle.
Tout au début de la vie, l'enfant va avoir toutes sortes de gestes, comme par exemple doigts dans la bouche dans un jeu auto-érotique: période d'illusion pour l'enfant de créer l'objet désiré.
Période de toute puissance narcissique. Cette illusion constitue un espace entre la subjectivité et l'objectivité. Cet espace d'illusion, W. l'appel espace transitionnel, c'est l'idée que se créer entre le bébé et la mère quelque chose qui à la fois sépare et maintient ensemble. Quelque chose qui lie le dedans et le dehors. C'est une zone d'expérience intermédiaire. Cet espace s'installe progressivement permet l'accès à la conscience de soi et à la conscience de l'objet. En effet, l'enfant va découvrir des " objets autres que soi". Phase ou l'objet est à la fois à soi et pas à soi.
W. va parlé "d'objet transitionnel", qui va contribuer à faire naitre et soutenir le sentiment d'être sujet face à l'objet. L'enfant va privilégier certains objets durant cette phase: le fameux "doudou" ou objet traditionnel.
Il se passe quelque chose dans la construction, dans le développement de l'enfant, une découverte par l'enfant des objets. Période transitionnelle qui offre à l'enfant des expériences à la fois de lui même et de l'autre.

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Re: élaboration de la subjectivité chez le bébé cours2

Message  fost le Mer 3 Mar - 16:02

Merci beaucoup pour ces cours aussi complet Smile

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Suite du cours ( cours 4? )

Message  Barbara le Mer 24 Mar - 13:31

L'objet transitionnel est à la fois un objet que l'on aime mais qu'on peut aussi jeter. Il est abandonné quand il ne remplit plus sa fonction d'objet transitionnel. On a pas besoin de faire le deuil de cet objet, il perd de sa signification, c'est parce que le phénomène transitionnel se diffuse dans d'autres activités. La culture dans ses différentes formes émane de l'aire transitionnel.
Cet objet peut être à nouveau utile parfois, lors de situations difficiles.
Dans certaines sociétés il n'y a pas d'objet transitionnel.

Chapitre III: Interactions précoces:

I /- La théorie de l'attachement ( J. Bowlby):

Se détache de la psychanalyse.
Observation de bébés comportementaliste.
=> Lien entre les deux.
K. Lorenz: célèbre pour son pattern des oisillons. Dès l'éclosion de l'œuf, l'oisillon suit tout objet animé le plus proche.
Il montre qu'automatiquement, dès la naissance, l'animal nouveau né s'attache à tout objet mobile.
Il parle aussi de pattern de suivi.
Pattern: dans le sens forme, modèle qui va se reproduire.
Autre: F. Harlow: expérience sur les singes, séparés de leur mère à la naissance.
Présente à ses bébés singes 2 mères fictives: mère fil de fer: système d'allaitement et autre mère peluche. Passe un peu de temps pour s'alimenter puis vont vers la peluche. Donc plus besoin de contact que de s'alimenter.
Ainsi, Bowlby va s'éloigner de la théorie freudienne de l'étayage pour souligner le besoin immédiat du nouveau né de s'agripper à sa mère, de suivre aussi la mère: réaction instinctive innée, avant toute expérience. Le nouveau né a besoin de contact, le nouveau né recherche une proximité avec la mère et donc cela prime sur tout et est bien supérieur à la faim. Le nouveau né serait prédisposé à établir ce contact de proximité par des conduites d'enfouissement. Et cela va se traduire donc par un comportement d'attachement.
Nécessité de protection en raison de l'immaturité du nourrisson. Le besoin d'attachement permet le développement de liens émotionnels, va faciliter les apprentissages et à condition que le bébé perçoive des réactions adéquates de sa mère et qu'il ne se sente pas menacé.
La mère est la première figure d'attachement. Mais il parle de la mère réelle, la mère que l'on touche dès la naissance. Il écarte la mère fantasmatique, imaginaire.
Toutes les constructions proposées par les psychanalystes sont évacués par Bowlby. C'est de l'observation du bébé qu'on tire un raisonnement. Plus le bébé acquiert de capacité plus il sera proche de sa mère. Mise en place d'un lien d'affection. Or, une fois ces liens d'affections établis, ces liens perdurent même lorsque l'enfant grandit et devient indépendant. Pour lui l'attachement n'est pas une dépendance. Pas de rapport de dépendance.
Bowlby va travailler sur la question de la séparation avec la mère. Qu'est ce qu'il se passe dans une situation de séparation? Pour Bowlby une séparation précoce et prolongée va être néfaste: comportements pathologiques et antisociaux produit par cette privation affective. La carence de soin maternelle peut constituer la source de dysfonction.
5 patterns: Succion Sourire, Suivi du regard, cris et pleurs.

1ère phase jusqu'à 3 mois: pattern actif.
2ème phase: De 3 à 6 mois: le bébé va émettre des signaux. Plus il émet de signaux plus le partenaires réagit et prolonge sa présence: Interaction.
3ème phase: 6ème mois à la fin de la 2ème année: le bébé s'emploie à faire durée le plus longtemps le contact avec l'objet. Au début, la présence d'une personne étrangère suscite la peur, la crainte et la réserve.
4èmz phase: durant la 3ème année ou la figure maternelle devient clairement un objet indépendant et l'enfant comprend intuitivement les sentiments de la mère. Mais l'enfant garde quand même le lien d'attachement, il peut s'éloigner mais revient toujours vers la mère.

Mais Plusieurs figures d'attachement: peut être le père, le frère, sœur... personne en interaction fréquente sinon permanente avec l'enfant.
L'attachement est modulable selon la sensibilité et la qualité des réponses de la figures d'attachement.
Concept du modèle interne opérant (MIO): L'attachement va permettre le développement de représentations mentales qui vont faciliter à l'enfant la perception et aussi la prédiction dans ses relations à l'autre. Ce qui va permettre à l'enfant d'anticiper. Ses représentations sont ce que Bowlby appelle le MIO, qui sont issues de la qualité des réactions de la figure d'attachement. Ces MIO/ représentations mentales perdurent toute la vie. Ces MIO orientent la perception et l'interprétation du monde et de l'environnement. Et de la induisent des comportements adaptés à l'entourage, et cela tout au long de la vie. Ces premières expériences induisent le modèle qui continuera à fonctionner par la suite. Ces MIO contribueront à la perception inter subjective ultérieure.

II /- Modalités de séparation( M. Ainsworth, M. Main):
Ainsworth a porté la théorie e Bowlby, travaille sur l'enfant lors de la première année. Elle recherche les modalités d'attachement car elle constate qu'il y a des différences individuelles importantes. Tous n'ont pas les mêmes capacités et donc les expériences et expressions de l'angoisse sont variable d'un bébé l'autre: L'angoisse d'abandon, d'où toutes les expériences qu'elle va mener sur la séparation mère/bébé.
La mère constitue pour l'enfant une "base de sécurité" à partir de laquelle, le bébé va explorer l'environnement et le monde matériel/humain.
Ces capacités variables d'un enfant à un autre, sont à associer aux conduites maternelles, à leur sensibilité, leur réactivité. Elle note que dans le quotidien, situations ordinaires, on sait qu'entre 6-9 mois l'enfant pleure lorsque la mère s'éloigne/ s'absente. Partant de cela elle met en œuvre des expérimentation mettant en scène l'éloignement de la mère.
Elle va observer comment le bébé réagit. Leur capacité a utiliser leur mère comme base de sécurité.
Elle va mettre en forme des expériences qualifiée de paradigme de la situation étrange.
Cela met en scène la perte de la mère, dans un espace clos, mère et bébé sont ensemble, interagissent. A un certain signal, la mère quitte la pièce et laisse le bébé seul. En suivant une personne étrangère rentre dans la pièce et essaye d'interagir avec le bébé puis réapparait la mère. Les réactions du bébé sont observées à chacune de ces phases. Qu'est ce que le bébé met en œuvre pour dépasser l'angoisse?
Elle dégage trois types de bébé de ces expériences:

- Groupe de bébé insécures: aussi qualifiés d'évitants: Elle repère environ 37% des bébés observé qui appartiennent à se groupe. Défiants. Lors que la mère s'en va, les bébés ont des réactions de détresse, ces bébés n'interagissent pas avec l'étranger. et lorsque la mère réapparait, le bébé parait inconsolable, il va même éviter le contact avec la mère. Impression d'ignorer la mère, détourne son attention. Enfants insécurisés, anxieux et dépendants. Cette attitude d'évitement serait une stratégie afin de supporter l'angoisse suscitée par cette mère.

- Groupe de bébé confiants: ou sécures: Enfant qui pleure lorsque la mère part mais qui interagissent avec l'étranger, se calment. Lorsque la mère revient, le bébé l'accueille content et rentre immédiatement en contact avec elle. Attention tournée vers sa mère et non plus l'étranger. L'enfant est plus sociable, plus entreprenant, plus de comportements d'exploration et enfant qui s'adapte aux situations imprévues. 50% des enfants qui relèvent de ce groupe.

- Groupe de bébé ambivalents: et résistants, anxieux. Enfant qui manifeste une grande détresse lorsque la mère s'éloigne, qui interagit difficilement avec l'étranger. Et lors que la mère revient manifeste des conduites contradictoires. C'est à dire que c'est un enfant difficile à calmer, il va rechercher le contact puis rejeter la mère.
Mais pas de réel contact, il s'éloigne de la mère. A. parle de surenchères de manifestations négatives.
Ce sont des enfants qui ont peu recours à l'adulte, même à l'adulte familier, des enfants qui tendent à s'isoler et des enfants qui se découragent facilement. Ils explorent peu leur environnement.
Trois façons d'être pour un bébé dans l'environnement. trois formes différentes de capacités de jouer, dans leur façon d'investir le jeu. Mais variable en fonction du caractère de l'enfant.
Elle souligne que l'angoisse éprouvée par l'enfant serait liée, dépendante des conditions relationnelles et éducationnelles.
Cette qualité d'attachement serait prédictive de la sociabilité des compétences adaptatives de l'enfant par la suite.

Barbara
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Message  Barbara le Sam 10 Avr - 12:40

- Groupe D: qui agissent de façon incohérente dans la situation étrange.
Enfants désorganisés, désorientés...
M. Main parle d'amorce de stratégie. Ces enfants réagiraient ainsi car ils auraient une difficulté pour concilier une mère aimante, source de réconfort, et une mère source de peur.
Ces enfants sentent une situation paradoxale, avec une impossibilité de concilier ces deux facettes de la mère. Il s'agirait d'enfants dans la grande majorité, d'enfant maltraité.
Ex: A 6 ans: dessins de famille puis présenté une photo de famille et que ferait/ penserait un enfant si il était séparé de ses parents?
groupe A: dessin de famille personnage: non individualisé. Personnage "flottant" un peu partout dans la feuille, mais souriant et souvent sans bras.
Pour la photo de famille, ils prennent la photo, la retourne et bien souvent la laisse tomber ou même certains d'entre eux la refuse.
Ils n'ont aucune idée de la réaction possible de l'enfant ou alors proposition d'une solution magique.
groupe B: dessin de famille ou les personnages sont bien individualisé. Pieds sur la même ligne.
Personnage représenté avec des bras ouverts. Et les enfants dessinent des objets ordinaire en plus des personnages.. Ils pensent que l'enfant ressentirai de la tristesse. Solution: convaincre les parents de ne pas partir ou bien, faire appel à un autre membre de la famille. solution constructives.

groupe C: insécures ambivalents: groupe très restreint: dessin de famille: figure très grande ou très petite et collée les uns aux autres. réaction désorganisés. Et pour enfant: réponse un peu farfelue type: "aller acheter des fleurs aux parents."

groupe D: dessin: recommence, gomme recommence leur dessin voire, le déchire pour recommencer.
Et la plupart d'entre eux, rajoutent des éléments sinistre, corps démembrés, corbeaux... Ou des éléments exagérément positif! Famille entourée de cœur...
Face à la photo, les enfants restent muets, comme un peu sidérés face à cette photo, provoquant une sorte d'inhibition. Réaction de l'enfant: certains enfants n'ont pas de solutions, ou murmurent quelque chose que l'observateur n'arrive pas à entendre, et d'autres racontes une histoire plutôt effrayante, mort possible du parent...

=> Continuité entre 1 an et 6 ans.

- La sensibilité de la figure maternelle:
Ces comportements dépendent de la sensibilité de la mère qui pour ces auteurs est centrale.
Mère sensible: Mère chaleureuse, attentive aux signaux du bébé et qui répond de façon approprier ( ni trop ni pas assez ) ex: Attente pour le bébé pas trop longue mais pas non plus trop courte.
Plus la mère correspond à ce modèle de sensibilité, plus la probabilité est élevée que l'enfant puisse utiliser sa mère comme base de sécurité. Cela favoriserait la capacité de l'enfant à s'appuyer à sa mère pour explorer. Car lorsque la mère sait répondre de façon sensible aux signaux de son enfant, elle favorise chez son enfant l'acquisition d'un sentiment de confiance, à la fois en la mère et à la fois en lui même: confiance en sa capacité de pouvoir agir, sur sa mère, sur le monde...
On parle aussi de mères adaptées à leurs bébé, capable de répondre, d'apporter son soutien...
Cela serait la condition nécessaire pour que l'enfant puisse acquérir une autonomie exploratoire.
Les auteurs relèvent trois catégories de mères: mères sensibles, mères aléatoires: imprévisibles, instables et les mères intervenantes: rigides.

Un autre aspect: la qualité d'attachement de l'adulte à ses parents dans sa propre enfance.
Que Main détermine à partir d'une épreuve d'évaluation qu'elle a appelé: Adult Attachement interview ( AAI )
M. Main conduit des interview avec des parents et leur demande de décrire leurs relations avec leurs parents dans leur enfance.
Main va ainsi évaluer l'effet de cette relation sur leurs relations actuelles avec leur enfant.
Elle va constater qu'il y a 4 catégories de parents: Ceux qui minimisent l'attachement qu'ils ont eu à leurs parents, ceux qui parlent de relations de sécurité , d'autonomie..., ceux qui paraissent préoccupés: sorte d'inquiétude rétrospective. et ceux qui relatent des expériences traumatiques non résolues.
Ceux qui ont eu des relations de sécurité: ont des enfants qui ont un comportement sécure dans la situation étrange.
La mère a une fonction de base de sécurité donc de figure à partir de laquelle l'enfant peut découvrir le monde, car il peut agir sur le monde par contre, si le sentiment de sécurité de l'enfant est menacé, il recherchera appuie auprès de la mère et la tout dépendra des capacité de la mère pour répondre à son enfant.
Dans cette théorie: l'attachement résulte des interactions précoces qui s'appuient sur un besoin primaire de contact, de proximité.
Des contacts mère/bébé se créent dans un rapport de réciprocité avec des formes de régulations mutuelles, c'est à dire que chacun des protagonistes parvient à modifier ses conduites en réponse à la réaction de l'autre.
On parle de synchronie intéractionnelle.
Les auteurs vont parler d'espace interpersonnel entre la figure d'attachement et l'enfant. Cela fait penser à l'espace transitionnel dont parler Winnicott.

Chapitre IV: La pulsion d'attachement:

Deux théories à la même époque. Psychanalyse vs. Comportementaliste.
La théorie psychanalytique veut comprendre cette construction de la relation à l'objet chez l'enfant, dans sa relation à sa mère, à partir des concepts de pulsions, de désir, d'inconscient, de libido, d'imaginaire et aussi de sexualité.
Pour les psychanalystes, le fonctionnement psychique ne coïncide pas nécessairement avec les réalisme dit objectif des situations, avec la réalité observable. Bien que à par Freud, les autres auteurs observent le bébé aussi
Les autres et Bowlby en particulier, critique la théorie de Freud, la remet en question, pour lui seul ce qui est appuyé par des situations expérimentales ou observables à valeur d'analyse scientifique.
B. restera toute sa vie dans la société psychanalytique britannique, il sera très critiqué par M.Klein mais remettra en question le paradigme méta-psychologique. Mais certains de ces successeurs vont rentré en opposition avec la psychanalyse car pour eux seuls les comportements visibles sont fiables.
Petit à petit, curiosité réciproque des psychanalystes et comportementalistes.
Comportementalistes ne sont plus alors dans la stricte observation. Du côté des psychanalystes, cliniciens, praticiens.. volonté de dépasser cette ligne de clivage et propose d'articuler la théorie Freudienne de l'étayage articulée à la théorie de l'attachement non pas en les mélangeant mais en les rendant complémentaires. Certains aspects relevant de l'observation vont pouvoir être complété par une analyse psychanalytique.
Ex: idée d'un comportement instinctif + souligne que la dépendance initiale est liée aux capacités réactives de la figure d'attachement. Cela peut être mis en lien avec le concept de mère suffisamment bonne de Winnicott, avec un autre concept d'un autre auteur aussi: concept d'accordage affectif dont parle Daniel Stern. Il utilise aussi une autre image: "chorégraphie entre la mère et le bébé" la mère s'ajuste aux besoins de son bébé.
On relève donc la fonction élémentaire, fondamentale de la mère tant du côté biologique que du côté affectif.
Les psychanalyste vont critiqué la théorie de l'attachement car cette théorie parle "d'instinct" comme si l'enfant était programmé comme cela. Mais dans l'optique ou l'attachement serait instinctif, les liens affectifs qui en découlent, comment se raccrocheraient-ils à la dynamique psychique?
Quelle place faire au désir, au fantasme de la mère et du bébé?
Pourtant nous disent les psychanalystes, quand une mère prend un bébé dans ses bras, pour elle il ne s'agit pas seulement d'un comportement. Pour elle cela implique son corps, le corps du bébé, le corps réel mais aussi le corps imaginaire, le corps support des projections fantasmatiques de la mère.
Quand une mère rentre ainsi en contact avec son bébé, elle lui attribut des sensations en fonction de son propre imaginaire. Du coup, une telle situation mobilise aussi l'inconscient de la mère et de là, le fonctionnement psychique de la mère est le premier objet offert à l'enfant.
Et dans une telle situation les affects vont jouer un rôle déterminant.
Au fond ce ne sont pas tant les gestes qui sont déterminants que ce que ces gestes sous-entendent, contiennent. Les affects maternels vont être petit à petit symbolisables par le bébé vers le neuvième mois du bébé, là ou le bébé est capable de prêter des sentiments à l'autre.

Donc, tous ces aspects sont fondamentaux pour les psychanalystes.
Mais il est vrai que les affects et émotions maternelles peuvent se traduire dans sa faon d'être avec l'enfant.
Mais, les psychanalystes vont alimenter leur réflexions à partir d'un certain nombre d'observation mais vont garder leur théorie.
Certains auteurs comme D. Anzieu ou B. Golse vont parler de "pulsion d'attachement": liaison entre les deux théories.
Ils y auraient pour ces auteurs une libidinisation de l'objet d'attachement avec la notion de plaisir, de sexualité infantile...
Il y aurait bien un besoin primaire de contact reconnu mais simultanément, la pulsion infléchirait ce besoin.
Un autre aspect qui gênent les psychanalystes, c'est le côté linéaire, cumulative, alors que la psychanalyse à une approche beaucoup plus dynamique.
La théorie psychanalytique va parler de fixations et aussi de modalités de régressions, avec l'idée que ce qui a été vécu n'est pas disparu.
D'où l'impossibilité de faire une synthèse avec ces deux théories.

B. Pierrehumbert: il a beaucoup travaillé sur le AAI de Main, il parle de transmission trans-générationnelle des schémas d'attachement. Et il repère 80% des réponses des mères sont corrélés aux schémas d'attachement du bébé dans la situation étrange.
Pour cet auteur, tout ce passe comme si à la naissance, et la naissance elle même réactivé chez l'adulte ( la mère en particulier ) dans un effet d'après coup les expériences passées de l'histoire infantile maternelle qui vont infléchir la nature, la qualité de l'interaction.
Cela renvoie aux travaux d'une autre psychanalyste M. Bydlowski qui souligne combien à la naissance de l'enfant l'imaginaire et les fantasmes infantiles de la mère sont réactivés. Il n'y a pas que le principe de réalité qui joue. Il ne suffit pas de nourrir un bébé pour qu'il soit en bonne forme, toute la façon de faire déterminante pour la survie du bébé. La relation n'est pas que ... mais aussi affective. Les affects sont nécessaires à la survie de l'enfant, puisqu'un enfant peut se laisser dépérir même si il est nourri et soigné physiquement, si il ne peut bénéficier de tous ces soins référés aux affect.

Barbara
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